- Jean-Pierre Farandou souhaite parvenir à un compromis sur une éventuelle revalorisation du salaire minimum, actuellement fixé à 1 477,93 euros nets par mois
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
Le ministre français du Travail, Jean-Pierre Farandou, a évoqué sur TF1 la possibilité de porter le salaire minimum au-delà de 1 500 euros nets par mois, à trois jours d’une conférence sociale réunissant syndicats et patronat à Matignon.
Les discussions se poursuivent sur une éventuelle hausse du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic), actuellement fixé à 1 477,93 euros nets mensuels. Aucune décision n’a toutefois été prise sur un « coup de pouce » du gouvernement.
Une anticipation au 1er décembre de la revalorisation annuelle, habituellement prévue au 1er janvier, est également à l’étude. Jean-Pierre Farandou s’y est dit favorable, estimant qu’elle témoignerait de la volonté du gouvernement d’agir rapidement sur le pouvoir d’achat.
Une décision devrait cependant intervenir dès la semaine suivante pour permettre aux entreprises d’adapter leurs systèmes de paie, a-t-il précisé.
Les concertations portent sur trois volets : la revalorisation du Smic, le relèvement des minima salariaux négociés dans les branches professionnelles et les augmentations de salaire dans les entreprises. Le ministre souhaite que la hausse du salaire minimum se répercute sur les autres bas salaires.
Il a également fait état de la préparation d’un décret visant à encourager le relèvement des minima conventionnels inférieurs au Smic.
Interrogé sur les réserves du Medef, principale organisation patronale française, concernant les conséquences d’une hausse du Smic sur l’emploi, Jean-Pierre Farandou s’est dit ouvert à des ajustements du coût du travail, à condition qu’ils s’accompagnent d’augmentations salariales dans les branches et les entreprises.
« On est prêt à travailler avec les organisations patronales sur le coût du travail », a-t-il déclaré, tout en rappelant que les négociations salariales dans les entreprises relevaient des employeurs et des représentants des salariés.
Le ministre entend poursuivre les échanges avec les syndicats sur le Smic et avec le patronat sur le coût du travail avant la conférence sociale. Le montant et le calendrier d’une éventuelle hausse restent à déterminer.
Anadolu Ajansı / Ayşe Başhoruz — Anadolu Ajansı
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