- Le dispositif vise notamment à permettre le bon déroulement de la manifestation déclarée, dont l'itinéraire a été accepté par le préfet de police, en coordination avec le service d'ordre des organisations syndicales qui en sont les déclarantes
AA/Istanbul/Sanaa Amir
La préfecture de police de Paris reconduit samedi 7 novembre un dispositif de sécurité similaire à celui déployé lors des précédentes mobilisations, afin d'encadrer la quatrième journée de mobilisation nationale et de prévenir les violences et les atteintes aux biens, a annoncé sa porte-parole, Hélène Denechère, sur BFMTV.
Le dispositif vise notamment à permettre le bon déroulement de la manifestation déclarée, dont l'itinéraire a été accepté par le préfet de police, en coordination avec le service d'ordre des organisations syndicales qui en sont les déclarantes.
« L'objectif est que la manifestation déclarée, dont le parcours a été accepté par le préfet de police, se déroule bien, en toute sécurité et en bonne concertation avec le service d'ordre des syndicats », a expliqué Hélène Denechère.
Les autorités entendent également empêcher tout trouble à l'ordre public, notamment les violences, les dégradations et les attaques contre les commerces. À cette fin, d'importants contrôles seront organisés en amont des rassemblements, notamment dans les principaux nœuds de transport.
Ces opérations doivent permettre de détecter d'éventuels objets susceptibles d'être utilisés contre les forces de l'ordre ou pour commettre des violences et des dégradations contre les personnes et les biens.
- Un dispositif mobile et adaptable
Interrogée sur le nombre de policiers mobilisés dans la capitale, la porte-parole de la préfecture de police a indiqué que les effectifs seraient similaires à ceux des précédentes journées de mobilisation, sans toutefois communiquer de chiffre précis.
Elle a expliqué que le dispositif avait été conçu pour rester « agile, mobile » et adaptable à l'évolution de la situation sur le terrain.
« Encadrer une manifestation qui se passe bien nécessite des moyens différents et des actions différentes, évidemment, de rétablir l'ordre dès lors qu'il serait perturbé », a-t-elle précisé.
La préfecture prévoit également des contrôles en profondeur, notamment dans les secteurs entourant le parcours, afin de prévenir les dégradations et de protéger les commerces.
- Le parcours autorisé après des discussions avec les organisateurs
Hélène Denechère est également revenue sur la décision du préfet de police d'autoriser l'itinéraire proposé par les organisateurs de la manifestation parisienne, alors que les autorités avaient précédemment imposé des parcours alternatifs pour certaines mobilisations.
Elle a rappelé que les manifestations en France relevaient d'un régime déclaratif et que les organisateurs devaient soumettre un itinéraire à la préfecture. Celle-ci peut l'accepter, le modifier après discussion avec les organisateurs ou, en l'absence d'accord, prendre un arrêté d'interdiction total ou partiel.
« Les circonstances ont évolué », a-t-elle expliqué, soulignant que les organisateurs avaient mis en place des services d'ordre dont l'efficacité avait été démontrée lors des précédentes mobilisations.
Selon elle, la bonne coordination entre les organisateurs syndicaux et les services de la préfecture de police a permis de réunir les conditions nécessaires à l'autorisation du parcours demandé.
- Les commerces invités à maintenir leur activité, avec des précautions sur le parcours
La porte-parole a par ailleurs assuré que le dispositif de sécurité devait permettre de protéger les commerçants et de maintenir autant que possible l'activité économique pendant la manifestation.
Elle a rappelé que le dispositif déployé lors de la précédente journée de mobilisation avait permis d'éviter les dégradations significatives et les pillages, y compris dans les rues adjacentes au parcours.
« Le dispositif a montré son efficacité. Il est réitéré, avec la même détermination, pour garantir la liberté de manifester tout en luttant avec la plus grande fermeté contre tous ceux qui voudraient troubler l'ordre public », a-t-elle affirmé.
Interrogée sur la conduite à tenir pour les commerçants, Hélène Denechère a indiqué que les autorités souhaitaient permettre la poursuite de la vie économique, en concertation avec les professionnels concernés.
Elle a toutefois précisé que des fermetures pourraient être recommandées à certains commerces situés directement sur l'itinéraire de la manifestation, conformément aux pratiques habituelles lors de ce type de rassemblement.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de vigilance renforcée des autorités, alors que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé le déploiement de quelque 70 000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire français pour cette quatrième journée de mobilisation nationale.
Anadolu Ajansı / Sanaa Ou Amir Ahamada — Anadolu Ajansı
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