- Trois personnes et deux policiers ont été blessés lors d’affrontements en marge de la mobilisation contre la vie chère, selon les autorités
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Au total, 59 personnes ont été placées en garde à vue à la suite des manifestations organisées samedi à Nice, dans le sud-est de la France, dont 11 individus soupçonnés d’appartenir à la mouvance d’ultradroite, a annoncé dimanche le parquet de Nice, cité par les médias français.
Dans un communiqué, le procureur de la République, Damien Martinelli, a précisé que les personnes placées en garde à vue étaient majoritairement des hommes, pour la plupart inconnus des services de police.
Parmi elles figurent neuf mineurs, dont le plus jeune est âgé de 15 ans.
Les gardes à vue concernent principalement des faits de « participation à un groupement en vue de la commission de faits de violences ou de dégradations » ou de « participation à une manifestation interdite ».
Deux personnes ont également été placées en garde à vue pour des violences sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, selon le parquet.
Parmi les personnes interpellées figurent 11 individus susceptibles d’appartenir à la mouvance d’ultradroite, dont cinq étaient déjà connus des services de police.
« Interpellés dans deux véhicules, certains étaient en possession de masques, gants, gazeuses et matraques », a précisé le procureur.
- Des affrontements entre manifestants et militants d’ultradroite
Selon les informations rapportées par France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, la deuxième journée de mobilisation contre la vie chère, organisée samedi 24 octobre, a été marquée à Nice par des tensions entre manifestants et militants d’ultradroite.
Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, « une centaine de militants d’ultradroite masqués ont convergé vers le centre-ville pour affronter physiquement les manifestants ».
Les forces de l’ordre sont intervenues pour empêcher les deux groupes d’entrer en contact.
Des affrontements ont néanmoins éclaté près du Vieux-Nice, faisant trois blessés légers, pris en charge par les sapeurs-pompiers.
Deux policiers ont également été blessés au cours de cette journée de mobilisation.
Parallèlement aux gardes à vue, une enquête de flagrance a été ouverte et confiée au service local de police judiciaire des Alpes-Maritimes (SLPJ 06), afin d’identifier et d’interpeller les membres de la mouvance d’ultradroite impliqués dans les violences aggravées survenues dans le centre-ville.
Vie & Développement

