- Des blocages ont eu lieu tôt samedi dans plusieurs villes françaises, au premier rang d’une journée nationale de mobilisation contre la hausse du coût de la vie et des prix des carburants. À Paris, la préfecture de police a autorisé l’usage de 1...
AA / Istanbul / Mariem Njeh
Des manifestants ont bloqué des axes routiers samedi 17 octobre à Nancy (est), au début d’une journée nationale de mobilisation contre la hausse du coût de la vie et des prix des carburants. Les blocages, organisés par des groupes de Gilets jaunes et des collectifs locaux, ont provoqué d’importantes perturbations de la circulation.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que les autorités s’attendaient à environ 250 rassemblements et 80 marches dans le pays au cours de la journée, avec le soutien de syndicats étudiants.
- À Paris, 12 drones autorisés de 10h00 à 21h00
Par un arrêté (n°2026-01365) daté du 16 octobre, la préfecture de police de Paris a autorisé la captation, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des aéronefs télépilotés, le samedi 17 octobre de 10h00 à 21h00. Le texte, signé pour le préfet de police par le sous-préfet Charles Barbier, directeur adjoint du cabinet, fixe à 12 le nombre maximal de caméras pouvant enregistrer simultanément. L’autorisation s’applique au périmètre figurant sur un plan annexé à l’arrêté.
Elle est accordée au titre de quatre finalités : la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens, la sécurité des rassemblements, la prévention d’actes de terrorisme et la régulation des flux de transport. Elle fait suite à une demande formulée le 16 octobre par la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC).
Pour justifier la mesure, l’arrêté invoque les troubles à l’ordre public liés, selon lui, à la poursuite du mouvement lycéen depuis début octobre. Il fait état, pour la capitale, de 1 322 interpellations, de 286 membres des forces de sécurité intérieure blessés et de 17 personnels de l’Éducation nationale blessés depuis le début du mouvement.
Le texte rappelle les journées de mobilisation des 29 septembre, 1er, 6, 8 et 13 octobre, au cours desquelles des affrontements avec les forces de l’ordre auraient systématiquement eu lieu, selon l’arrêté. Il estime qu’il est à craindre qu’il en soit de même le 17 octobre, en raison d’une possible convergence des revendications entre lycéens, étudiants et autres mouvements.
Dans le cadre du dispositif de sécurité déployé sur l’agglomération parisienne, 40 interpellations avaient été réalisées à 9h30, principalement pour port d’armes ou de protections prohibées, a indiqué la préfecture de police.
Plusieurs manifestations ont été déclarées à Paris par des soutiens du mouvement lycéen, des collectifs de Gilets jaunes et des syndicats, notamment entre la place de la République et la place de Clichy, et entre la place de la République et la place de la Nation. Des cortèges sont également prévus de la place de Clichy vers la place de la Bataille-de-Stalingrad, et de la porte des Lilas vers le canal Saint-Martin.
- Dans les régions
À Rennes (ouest), la préfecture de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine a indiqué que « ce matin, un groupe de manifestants a tenté de bloquer l’avenue Charles et Raymonde Tillon en érigeant des barricades enflammées ». Elle a précisé qu’une intervention des forces de l’ordre était en cours.
À Nancy, des barrages filtrants ont été installés avant 8 heures, selon la presse locale. Elles montrent des poubelles disposées sur la chaussée près d’un rond-point et des forces de l’ordre déployées. Des manifestants, dont des Gilets jaunes, brandissaient des pancartes « une solution, révolution ».
À Lille (nord), des manifestants, dont des Gilets jaunes, se sont installés devant le conseil régional, sur un rond-point, selon BFMTV. La situation y était calme, d’après la chaîne. Ils dénoncent le coût de la vie. Selon franceinfo, quelques manifestants occupaient un carrefour du centre-ville, sans bloquer la circulation.
Dans le Finistère, plusieurs actions ont lieu, selon Ouest-France. À Brest, le rond-point de Pen ar C’hleuz, au nord de la ville, est bloqué et des taxis mènent des opérations escargot. À Quimper, 2 000 personnes sont rassemblées, selon le quotidien.
- Les locaux de CNEWS visés à Paris, 21 interpellations
Les locaux de la chaîne CNEWS ont été pris pour cible tôt samedi par des manifestants. Des « individus cagoulés » auraient bloqué l’accès au parking du bâtiment, situé dans l’ouest de la capitale et qui abrite aussi la rédaction d’Europe 1. Des projectiles auraient été lancés et des vitres brisées. Des images sur les réseaux sociaux montreraient également des barrières renversées.
Vingt-et-une personnes ont été interpellées après l’intervention des forces de l’ordre, a indiqué la préfecture de police.
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