Place au réquisitoire contre l'ex-président français et ses coaccusés jugés pour corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs.
Après dix semaines de procès dans l'affaire des soupçons de financement libyen, le parquet financier doit requérir à partir de mardi après-midi, et pour deux jours et demi, contre l'ex-président français Nicolas Sarkozy et ses coprévenus, dont trois ex-ministres.
L'ancien président, 70 ans, est soupçonné d'avoir noué fin 2005 un "pacte de corruption" avec l’ancien guide libyen Mouammar Kadhafi, afin qu'il soutienne financièrement sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Ce qu'il conteste depuis le début.

Saïf al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, affirme avoir subi des pressions de la part d’intermédiares de Nicolas Sarkozy pour modifier son témoignage dans l’affaire du financement de sa campagne présidentielle en 2007.