Les sociaux-démocrates enregistrent leur plus faible score depuis plus d’un siècle, mais le bloc de gauche conserve l’avantage
Les élections législatives du 24 mars ont rebattu les cartes au Danemark. Avec 21,9 % des voix, Mette Frederiksen et son parti social-démocrate atteignent leur plus bas niveau depuis 1903. Malgré cela, le bloc de gauche totalise 84 sièges sur 179, insuffisant pour la majorité absolue, mais suffisant pour que Frederiksen se dise « prête à assumer » son rôle de Première ministre pour le prochain mandat.
Les centristes des Modérés, dirigés par Lars Løkke Rasmussen, disposent de 14 sièges et pourraient devenir des arbitres dans la formation du gouvernement. Le Parti libéral envisage quant à lui une coalition de centre-droit ou l’opposition. Le Parti populaire socialiste (SF) devient le deuxième parti du pays avec 11,6 % des suffrages, tandis que l’extrême droite, le Parti populaire danois, triple ses résultats à 9,1 %.
Au-delà des clivages traditionnels, les débats ont porté sur l’immigration, le coût de la vie, l’État providence et l’environnement. Le Groenland et les îles Féroé, qui envoient des députés au parlement danois, pourraient jouer un rôle clé pour déterminer la future majorité. Dans ce contexte complexe, Mette Frederiksen reste perçue comme une dirigeante rassembleuse face aux incertitudes régionales et internationales.
Source: Newstimehub