- Le dirigeant de La France insoumise célèbre une victoire contre l’extrême droite, tandis que le Premier ministre socialiste espagnol y voit le début de « la remontée du progressisme mondial »

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Brésil : Mélenchon et Sánchez saluent la réélection de Lula

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

La réélection du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a été saluée lundi par deux figures de la gauche européenne, Jean-Luc Mélenchon et Pedro Sánchez, qui ont respectivement célébré une défaite de l’extrême droite et un nouvel élan pour le progressisme mondial.

Dans un message publié sur la plateforme sociale américaine X, le Premier ministre socialiste espagnol a évoqué une « grande victoire » de Lula, dont il espère voir la dynamique se prolonger en Espagne.

« Ce qui s’est passé au Brésil se passera en Espagne. La remontée du progressisme mondial vient de commencer », a écrit Pedro Sánchez.

En France, Jean-Luc Mélenchon a également salué le résultat, mettant en avant la mobilisation populaire et la portée politique de cette victoire.

« Vive Lula, vive le Brésil de la dignité », a écrit le dirigeant de La France insoumise sur X, raillant les sondages et les commentateurs qui, selon lui, prédisaient la défaite du président sortant.

« Il vient de gagner ! Il a battu l’extrême droite et les ingérences étrangères », a-t-il poursuivi.

Mélenchon a également salué une « magnifique campagne de masse », qui a, selon lui, « rassemblé le peuple des favelas et les salariés dans les urnes contre la dictature de l’argent-roi et du mépris du peuple ».

- Un quatrième mandat pour Lula

Lula a été réélu dimanche avec 51,79 % des suffrages valablement exprimés, contre 48,21 % pour Flavio Bolsonaro, selon le Tribunal supérieur électoral (TSE). Cette victoire lui ouvre la voie à un quatrième mandat présidentiel, après ses succès de 2002, 2006 et 2022.

Devant ses partisans, le président brésilien s’est engagé à gouverner pour l’ensemble de ses concitoyens, quelles que soient leurs appartenances politiques.

« Personne n’est obligé d’aimer le président élu, mais celui-ci doit gouverner pour tout le monde », a-t-il déclaré.

Il a également promis de renforcer la place du Brésil sur la scène internationale et de mener une politique climatique ambitieuse, tout en défendant la souveraineté nationale face à ce qu’il a qualifié d’« ingérences venues de l’extérieur ».

Lula avait terminé deuxième au premier tour du 4 octobre, avec 45,16 % des voix, derrière Flavio Bolsonaro, crédité de 47,03 %.​​​​​​​

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