- Plus d’un tiers des femmes victimes avaient subi des violences antérieures, dont certaines avaient été signalées aux forces de l’ordre, selon le bilan du ministère de l’Intérieur
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
En France, 111 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2025, soit une hausse de 4 % sur un an, selon l’étude annuelle du ministère de l’Intérieur rendue publique mercredi.
Au total, les forces de l’ordre ont enregistré 136 morts violentes au sein du couple, dont 25 hommes, un nombre en baisse de 19 %. Cela représente, en moyenne, un décès tous les trois jours.
Parmi les femmes tuées, 37 % avaient déjà subi des violences. Parmi celles-ci, 61 % les avaient signalées à la police ou à la gendarmerie et, parmi les femmes ayant effectué un signalement, 88 % avaient déposé plainte.
Une victime bénéficiait d’un téléphone grave danger et une autre d’un bouton d’alerte « Monshérif », permettant de prévenir des contacts prédéfinis et de leur transmettre sa localisation.
Selon l’étude, 26 % des faits avaient été précédés d’une dispute et 22 % étaient liés à une séparation non acceptée. Les trois quarts des homicides ont été commis au domicile du couple, de la victime ou de l’auteur. Les armes blanches et les armes à feu ont été utilisées dans respectivement 52 et 30 cas.
Les auteurs étaient majoritairement des hommes, d’un âge médian de 50 ans. Le Nord et les Bouches-du-Rhône ont enregistré le plus de victimes, avec respectivement huit et sept morts.
Neuf infanticides ont également été commis dans un contexte d’homicide conjugal ou de violences conjugales.
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