Face à des écarts entre la richesse minière et les recettes publiques, les autorités congolaises lancent un audit sur les exportations de cuivre et de cobalt.
En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a ordonné une enquête visant à analyser les revenus générés par les exportations de minerais stratégiques, notamment le cuivre et le cobalt.
Le pays occupe une place majeure sur le marché mondial de ces ressources, tout en disposant également de gisements importants de lithium, d’or et de coltan.
Malgré cette position dominante, les autorités constatent des pertes financières importantes, liées à plusieurs problèmes structurels : manque de transparence dans certaines joint-ventures, contrôle insuffisant des flux commerciaux et difficultés dans le rapatriement des bénéfices.
Des soupçons de fuites de capitaux et de mécanismes de contournement fiscal viennent également alimenter les inquiétudes du gouvernement.
L’objectif de cette initiative est d’améliorer la gouvernance du secteur minier afin d’augmenter les recettes publiques issues des exportations.
Sur le plan des volumes, la RDC a enregistré environ 3,4 millions de tonnes de cuivre exportées en 2025, contre 3,1 millions l’année précédente, tandis que les exportations de cobalt ont atteint près de 220 000 tonnes.
Dans le même temps, le pays a renforcé ses partenariats avec les États-Unis et la Chine, dans un contexte de forte compétition internationale pour l’accès aux minerais critiques.
Ces ressources jouent un rôle central dans la fabrication de batteries et dans les chaînes de valeur liées à la transition énergétique mondiale.
Source: Newstimehub