Une vidéo virale et plusieurs témoignages exposent des abus dans les maternités en République démocratique du Congo.

RDC : indignation après des cas de violences lors d’accouchements

En République démocratique du Congo, la question des violences subies par certaines femmes lors de l’accouchement suscite une vive émotion, après la diffusion d’images choquantes et la multiplication de témoignages.

À Kinshasa, Sara, 31 ans, raconte avoir vécu un accouchement traumatisant, marqué par une intervention médicale douloureuse réalisée sans anesthésie. Elle affirme ne plus vouloir revivre une telle expérience.

La polémique a pris de l’ampleur après la circulation d’une vidéo montrant une patiente agressée dans une salle d’accouchement par un praticien. Ces images ont provoqué une réaction immédiate des autorités.

La Première ministre Judith Suminwa a condamné des faits « inacceptables », tandis que la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi a appelé à une intervention rapide.

Le médecin concerné a été jugé et condamné à une peine avec sursis. Il a reconnu les violences, tout en invoquant une situation d’urgence et un manque d’équipements médicaux, notamment l’absence d’anesthésie.

Au-delà de ce cas, des organisations de la société civile dénoncent un phénomène répandu. Selon elles, de nombreuses femmes subissent des traitements brutaux lors de l’accouchement, souvent justifiés par le personnel comme nécessaires.

Certaines victimes évoquent également des jugements moraux, en particulier envers les femmes non mariées, accentuant le caractère discriminatoire de ces pratiques.

D’après l’Organisation mondiale de la santé, la RDC présente un taux de mortalité maternelle élevé, révélateur des failles du système de santé, notamment en matière de ressources humaines et matérielles.

Le ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba, a reconnu l’existence de ces abus, tout en soulignant les efforts engagés pour améliorer les conditions de prise en charge.

Le président de l’ordre des médecins, Berthier Nsadi, a pour sa part insisté sur la nécessité de renforcer la formation des professionnels de santé.

Cette affaire met en lumière l’urgence de réformes pour garantir des soins respectueux et sécurisés aux femmes.

 

Source: Newstimehub

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