-La Cour Fédérale d’Abuja estime que les responsables du parti African Democratic Congress (ADC) qui ont organisé les primaires pour la désignation Atiku Abubakar comme candidat à la présidentielle, sont illégaux
AA / Cotonou / Abraham Kwame
La Haute Cour Fédérale d’Abuja au Nigéria invalide la candidature de l’ancien vice-président Atiku Abubakar à l’élection présidentielle de janvier 2027.
Dans un verdict rendu ce 05 novembre 2026, la juridiction soutient que la désignation de M. Abubakar comme candidat de l’ADC s’est faite en violation des statuts du parti.
La décision de la Haute Cour explique que le processus qui a conduit au choix des actuels responsables de la formation politique, est illégal. Selon la Cour, par conséquent, toutes les décisions qui ont été prises depuis qu’ils ont pris le contrôle de l’APC sont nulles et de nul effet.
La Cour a aussi décidé de destituer la direction conduite par David Mark, ancien président du sénat nigérian.
La même décision de justice ordonne l’annulation de toutes les candidatures que le parti d’opposition "l'African Democratic Congress" a présentées pour les élections générales. Ces joutes électorales fixées au 16 janvier 2027 comprennent, une présidentielle, des sénatoriales, la désignation des membres de la Chambre des représentants, l’élection des gouverneurs et des Assemblées législatives des Etats de la Fédération.
Cette décision de justice est intervenue suite à une plainte de l'ancien vice-président national de l'ADC pour la région Nord-Est du Nigéria. Nafiu Bala Gombe a saisi la justice pour contester les décisions prises le 27 juillet 2025 à la 99e réunion du Comité exécutif national du parti.
Le plaignant martèle que le processus qui a conduit à la désignation des actuels dirigeants de la formation est contraire aux textes de l’ADC.
Il faut rappeler qu’en avril 2026, une première procédure judiciaire avait pourtant confirmé David Mark à la tête du parti.
Dans un communiqué publié quelques heures après la décision de justice, le candidat Atiku Abubakar annonce qui fera appel de cette décision.
« Pourquoi, après ce jugement, une autre affaire a-t-elle été intentée pour rouvrir le même litige ? Il s’agit d’une tentative délibérée de contourner un jugement en vigueur. Nous contesterons cette manœuvre judiciaire devant la Cour d’appel », a-t-il averti.
L’ancien vice-président nigérian accuse le parti au pouvoir et son candidat, le président sortant Bola Ahmed Tinubu d'utiliser la justice pour tenter de contenir l’influence de l’opposition.
Anadolu Ajansı / Abraham Kwame — Anadolu Ajansı
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