- La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, s’associe aux dirigeants allemand et belge pour réclamer une accélération des procédures d’investissement dans le secteur énergétique et une réduction des contraintes réglementaires

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Meloni appelle l’UE à apporter une réponse à long terme à la hausse des prix de l’énergie

ISTANBUL (AA)

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a appelé lundi l’Union européenne à élaborer des mesures à long terme pour faire face aux prix élevés de l’énergie, avertissant que l’Europe risque de rester dépendante de réponses d’urgence.

S’exprimant lors d’une assemblée de l’association patronale Assolombarda à Milan, Meloni a appelé à des « réponses structurelles et à long terme » et a indiqué qu’elle soulèverait la question de la flexibilité lors de la réunion du Conseil européen prévue jeudi, a rapporté l’agence de presse italienne ANSA.

Elle a qualifié sa proposition de « proposition simple, fondée sur le bon sens ainsi que sur le sens des responsabilités ».

Meloni, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre belge Bart De Wever ont également adressé une lettre conjointe au président du Conseil européen, Antonio Costa, établissant un lien entre les coûts de l’énergie, la simplification réglementaire et la compétitivité industrielle.

Selon les services de la Première ministre italienne, les dirigeants ont appelé à accélérer les procédures d’investissement dans les secteurs prioritaires, notamment l’énergie et la numérisation, à suspendre l’introduction de nouvelles contraintes bureaucratiques et à réduire les obligations de publication d’informations des entreprises en matière de durabilité, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.

Meloni a également critiqué le système européen d’échange de quotas d’émission, estimant qu’il fait augmenter les prix, crée des disparités entre les États membres et pénalise les entreprises.

Par ailleurs, la vice-ministre italienne de l’Environnement, Vannia Gava, a appelé le Conseil de l’Union européenne chargé de l’Environnement, réuni à Luxembourg, à envisager de suspendre le lancement du système européen d’échange de quotas d’émission ETS 2.

Ce système distinct de plafonnement et d’échange des quotas d’émission de carbone a été créé par l’Union européenne afin de couvrir les émissions directes de CO₂ provenant des combustibles fossiles utilisés dans le transport routier, les bâtiments (chauffage) et certains petits secteurs industriels. Selon l’article, il devrait couvrir le transport routier et les bâtiments à partir de 2028.

Le commissaire européen au climat, Wopke Hoekstra, a déclaré que la Commission européenne n’avait pas l’intention de modifier le calendrier prévu.

Lors d’une visite à Rome, le commissaire européen à la Justice, Michael McGrath, a indiqué que la Commission travaillait en étroite collaboration avec les gouvernements afin de leur offrir une marge de flexibilité pour faire face à la hausse du coût de la vie et à la crise énergétique, tout en préservant la soutenabilité des finances publiques.

*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz

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