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-2.44 %Les pays de la région sont alarmés par la violence persistante qui a de nouveau opposé samedi les combattants du groupe rebelle M23 aux troupes de la RDC.
La Zambie a annoncé qu'elle accueillera jeudi une réunion des ministres de la Défense de la région des Grands Lacs pour aborder la situation sécuritaire de plus en plus préoccupante dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie aux conflits.
Dans un communiqué publié samedi, Lusaka a déclaré qu'elle « accueillera une réunion de trois jours sur la détérioration de la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) … à la demande de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ».
Les pays de la région sont alarmés par les violences en cours qui, de nouveau samedi, ont opposé des combattants du groupe rebelle du M23 aux forces congolaises autour de la ville stratégique et riche en ressources d'Uvira, à la frontière avec le Rwanda.
La zone a connu des conflits répétés au cours des trois dernières décennies et la violence s'est intensifiée depuis la résurgence du M23 en 2021.
12 ministres de la Défense
La Zambie partage une longue frontière avec la RDC.
Le ministre zambien de la Défense, Ambrose Lwiji Lufuma, devrait présider la réunion à Livingstone, Lusaka ajoutant que les 12 ministres de la Défense et les chefs des forces de défense des pays membres de la CIRGL étaient attendus.
Après avoir pris début de l'année dernière le contrôle des villes-clés de l'est que sont Goma et Bukavu, le rebelle du M23 a lancé le mois dernier une nouvelle offensive dans la province du Sud-Kivu, prenant le contrôle d'Uvira, une ville de plusieurs centaines de milliers d'habitants, ainsi que de plusieurs zones frontalières avec le Burundi.
L'accord de paix de Trump
Ces développements interviennent quelques jours seulement après la signature, à Washington et sous l'égide du président américain Donald Trump, d'un accord de paix entre la RDC et le Rwanda.
Sous la pression des États-Unis, le groupe rebelle du M23 a annoncé le 17 décembre qu'il se retirait d'Uvira, tout en demandant une médiation internationale pour garantir la protection de la ville contre la violence et sa « remilitarisation ».
Washington a dénoncé le mois dernier « l'ampleur et la sophistication » de l'implication du Rwanda dans l'est de la RDC, l'accusant d'y avoir déployé entre 5 000 et 7 000 soldats.
Des experts de l'ONU accusent depuis longtemps le Rwanda d'ingérence militaire en RDC. Kigali a toujours nié ces accusations.
La rébellion du M23, qui nie tout lien avec Kigali, affirme que son objectif est le renversement du président congolais Félix Tshisekedi.
Le porte-parole régional de l'armée congolaise, le lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, a signalé samedi à l'AFP qu'il y avait « des affrontements à Kigongo et Katongo, notamment dans les collines de Kashombe et de Lubanda, dans le territoire d'Uvira ».
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