- Une conférence internationale sur le maintien de la pression sur « la flotte fantôme » sera organisée à Paris cet automne, a-t-il annoncé
AA / Istanbul / Mariem Njeh
S’exprimant sur le paquet des sanctions contre la Russie qui comptait 1 600 désignations, avant la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a estimé que ces mesures alourdissaient « la facture que paye Vladimir Poutine dans cette guerre coloniale et impérialiste qui doit impérativement cesser ».
Il a plaidé pour la préparation, « dans les semaines qui viennent », d’un 22e paquet et pour le maintien de la pression sur « la flotte fantôme », qu’il a décrite comme les navires utilisés par la Russie pour contourner les sanctions. Une conférence internationale sur le sujet sera organisée à Paris cet automne, a-t-il annoncé.
La Russie n'a pas encore réagi.
- Élections palestiniennes
Le chef de la diplomatie française a dit regretter « très vivement » la décision du président de l’Autorité palestinienne de reporter les élections législatives, prévues le 28 novembre 2026. « C’est le plus mauvais service que l’on pouvait rendre aux Palestiniens », a-t-il affirmé, appelant le dirigeant palestinien à revenir sur sa décision.
Il a dit avoir demandé l’envoi d’une mission de l’UE pour évaluer les obstacles matériels et politiques à la tenue du scrutin, mission qui serait « prête à se déployer » et devrait rendre compte au Conseil « sous les plus brefs délais ». Il a conditionné la poursuite du soutien de l’UE aux institutions palestiniennes au respect des engagements pris, notamment sur la tenue des élections, dans un pays qui en est privé, selon lui, depuis 20 ans.
« Nous continuerons à soutenir les institutions palestiniennes si durement éprouvées mais cela suppose évidemment que les engagements qui ont été pris et notamment celui de tenir les élections législatives, de tenir les élections présidentielles dans un pays qui en a été privé depuis 20 ans maintenant, que ces engagements-là soient tenus », déclare Barrot.
- Liban, Arabie saoudite, CPI
Sur le Liban, Barrot s’est félicité de l’adoption du principe d’une mission d’appui aux forces de sécurité intérieure et aux forces armées libanaises, pour une durée d’au moins trois ans. Elle portera notamment sur le renforcement de la frontière, la sécurisation maritime et la lutte anti-drone, ainsi que sur l’appui à la police libanaise.
Il a par ailleurs condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques qu’il attribue aux Houthis contre l’aéroport de Riyad en Arabie saoudite.
Enfin, il a condamné les sanctions américaines visant la Cour pénale internationale (CPI), qui pourraient entrer en vigueur « dans une période de six mois ». Il a souhaité un dialogue entre l’UE et les États-Unis et a affirmé que l’Union se tenait prête, à défaut, à activer le règlement de blocage, qui protège entreprises et institutions contre des sanctions étrangères.
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