(AJOUT DES DETAILS DU COMMUNIQUE DE L'UE/ AJOUT DE DETAILS SUR LES ENTITES CONCERNEES PAR LES SANCTIONS - Kallas estime que « ce n’est pas le moment d’alléger la pression »
AA / Istanbul / Mariem Njeh
Le Conseil de l’UE a adopté lundi des mesures restrictives supplémentaires contre 1 569 personnes et entités du complexe militaro-industriel russe. Les inscriptions comprennent 826 entreprises russes et 743 personnes, dirigeants de ces sociétés.
Il s’agit du plus grand ensemble d’inscriptions jamais adopté par l’UE, qui porte à près de 4 600 le nombre total d’inscriptions au titre du régime de sanctions lié à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, précise le Conseil.
Selon l'UE, le train de mesures vise en particulier des fournisseurs intermédiaires constituant le « cœur » de l’industrie militaire russe, avec un chiffre d’affaires annuel d’au moins 20 milliards d’euros et plus de 250 000 salariés, selon le Conseil.
Selon le Conseil, les entreprises listées fournissent des composants clés pour certains des systèmes d’armes les plus avancés de la Russie, dont des missiles, des drones et des aéronefs : électronique (semi-conducteurs, microcircuits, ordinateurs), équipements de communication (radars, antennes, émetteurs-récepteurs), systèmes aéronautiques, satellitaires et de missiles, explosifs et munitions, optique et systèmes de navigation.
Les personnes et entités inscrites font l’objet d’un gel des avoirs, et il est interdit de mettre à leur disposition, directement ou indirectement, des fonds ou ressources économiques. Une interdiction de voyager dans l’UE s’applique aux personnes physiques.
- Kallas : « Ce n’est pas le moment d’alléger la pression »
Kaja Kallas, haute représentante de l’UE et présidente du Conseil des affaires étrangères, a déclaré que l’UE avait adopté « la plus grande série d’inscriptions depuis 2022 » et que plus de la moitié concernait la chaîne de production des missiles balistiques utilisés par la Russie contre des civils ukrainiens.
À son arrivée au Conseil, interrogée sur l’efficacité de la stratégie européenne, Kaja Kallas avait affirmé que les sanctions avaient privé la Russie de mille milliards d’euros qui ne pourraient pas servir à financer la guerre.
Elle avait également estimé que les mesures visant la « flotte fantôme » compliquaient le financement de l’effort de guerre russe.
La Russie n'a pas encore réagi à ces annonces.
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