Une résolution adoptée par l’Assemblée générale reconnaît la traite transatlantique comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité et relance le débat sur les réparations pour les populations concernées.
L’Organisation des Nations unies a officiellement reconnu la traite des Africains et leur mise en esclavage comme un crime majeur de l’histoire humaine. Pour la politologue Samiratou Dipama, cette décision constitue une avancée importante sur les plans politique et mémoriel.
Selon elle, cette reconnaissance permet d’inscrire durablement l’esclavage dans la mémoire collective internationale et de mettre en lumière les inégalités héritées de cette période. Elle parle ainsi d’un progrès significatif pour les Africains et leurs descendants.
Une avancée dans la reconnaissance internationale
L’experte estime que cette résolution marque un tournant en intégrant pleinement la traite négrière dans le récit global des crimes contre l’humanité. Elle souligne également le rôle actif du Ghana, soutenu par l’Union africaine, dans la promotion de ce texte.
Des acteurs de la société civile, comme Salif Fofana, considèrent cette décision comme une étape clé pour pousser les anciennes puissances coloniales à reconnaître leur responsabilité historique.
Un texte sans contrainte juridique
Sur le plan du droit, cette résolution ne crée pas d’obligation légale pour les États. Toutefois, elle contribue à renforcer la reconnaissance internationale de l’esclavage comme crime contre l’humanité et participe à l’évolution des normes juridiques.
Des positions divergentes
Le vote a mis en évidence des désaccords : les États-Unis, Israël et Argentine ont voté contre, tandis que plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont choisi de s’abstenir, notamment en raison des implications possibles en matière de réparations.
La question des compensations au centre du débat
Pour les spécialistes, la prochaine étape concerne les réparations. Cette reconnaissance pourrait ouvrir la voie à des demandes d’excuses officielles et de compensations pour les descendants des victimes de l’esclavage.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large portée par l’Agenda 2063 de l’Union africaine, visant à corriger les injustices historiques et à renforcer la place de l’Afrique sur la scène internationale.
Source: Newstimehub