-Téhéran réaffirme sa disposition à coopérer à l’examen de l’incident, après que le Premier ministre britannique a de nouveau accusé les Gardiens de la révolution d’avoir dirigé un projet d’attentat présumé
ISTANBUL (AA)
L’Iran a de nouveau rejeté lundi les accusations britanniques concernant son implication dans un incident survenu sur une base aérienne britannique utilisée par l’armée de l’air américaine, tout en réaffirmant sa disposition à coopérer à l’examen de l’affaire, a rapporté l’agence de presse officielle iranienne IRNA.
Lors d’une rencontre avec Stephen Doughty, secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, l’ambassadeur d’Iran à Londres, Seyed Ali Mousavi, a « une nouvelle fois fermement rejeté les accusations » concernant le rôle de Téhéran dans l’incident survenu le mois dernier sur la base de la Royal Air Force de Fairford, d’après IRNA.
Mousavi a appelé la partie britannique à « s’abstenir de prendre position sans preuves », a indiqué l’agence.
Il a également souligné que l’Iran était prêt à une « coopération entre les institutions compétentes des deux pays » pour examiner l’incident, rappelant que Téhéran avait déjà exprimé sa disposition à coopérer.
Plus tôt lundi, le Premier ministre britannique Andy Burnham avait déclaré que le projet d’attentat présumé visant RAF Fairford le mois dernier avait « presque certainement » été dirigé par le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien. Il avait également annoncé des sanctions contre deux ressortissants iraniens.
Devant le Parlement, Burnham avait indiqué que, d’après l’évaluation britannique, ce projet présumé, qui avait conduit à cinq arrestations pour des infractions présumées liées au terrorisme, avait très probablement été coordonné depuis l’Iran.
Fin septembre, un incident de sécurité majeur s’était produit à RAF Fairford, une base aérienne du Gloucestershire utilisée par l’armée de l’air américaine. Il avait déclenché une vaste enquête antiterroriste.
*Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy
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