- Parmi les hauts gradés ciblés figurent Hussein Abou Jalak, colonel des Forces de soutien rapides (FSR), et Al-Nour Ahmed Adam (Al-Qubba)
AA / Bujumbura / Jean Bosco Nzosaba
Le Royaume-Uni a annoncé lundi, dans un communiqué, des sanctions contre 15 commandants issus des Forces de soutien rapide (FSR) et des Forces armées soudanaises (FAS) en raison de leur implication présumée dans des « atrocités, notamment des violences sexuelles».
« Quinze hauts commandants des Forces de soutien rapide (FSR) et des Forces armées soudanaises (FAS) ont été sanctionnés pour des atrocités présumées, notamment des violences sexuelles liées au conflit », a annoncé le ministère des affaires étrangères du Royaume Uni.
Selon le communiqué, parmi hauts gradés ciblés figurent Hussein Abou Jalak, colonel des Forces de soutien rapides, FSR, impliqué dans des atrocités commises lors du siège d'El Fasher, et Al-Nour Ahmed Adam (Al-Qubba), identifié comme ayant participé activement au siège et à l'attaque de la ville.
Les sanctions prises à leur encontre portent sur « une interdiction de voyager et un gel des avoirs aux personnes désignées ».
Cette annonce fait suite à la publication d'un rapport financé par le Royaume-Uni et révélant « une campagne systématique de famine et de violences sexuelles liées au conflit contre les civils au Soudan, perpétrée par les deux camps ».
Depuis le 15 avril 2023, le Soudan est le théâtre d’un conflit armé opposant les forces armées du pays, dirigées par Abdel Fattah al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (FSR), une force paramilitaire dirigée par Mohamed Hamdan Dogolo (plus connu sous son nom de guerre Hemedti).
Il y a un an jour pour jour, le 26 octobre 2025, la ville soudanaise d'El-Fasher, située dans la région du Darfour, tombait aux mains des Forces de soutien rapide (FSR).
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