- Des rapports font état d’une préparation insuffisante et de manquements aux procédures de sécurité lors de l’exercice de plongée qui a coûté la vie au sergent Bin Chen et au caporal-chef Axel Delplanque, dans la nuit du 4 au 5 mai
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Les deux militaires morts lors d’un exercice de plongée en mai à Angers, dans l’ouest de la France, étaient insuffisamment préparés à cet entraînement, selon une enquête interne de l’armée dont plusieurs rapports ont été consultés par la radio locale ICI Provence.
Le sergent Bin Chen et le caporal-chef Axel Delplanque, âgés de 24 et 33 ans, ont péri dans la Maine dans la nuit du 4 au 5 mai. Les premiers éléments de l’enquête ont établi qu’ils s’étaient retrouvés coincés dans la cavité d’une pile de pont.
Une enquête judiciaire pour « homicide involontaire » a été ouverte sous l’autorité du parquet de Rennes.
Selon les rapports cités par la radio, l’enquête interne relève « un manque de rigueur dans l’application de plusieurs procédures ». Le matériel utilisé par les deux plongeurs de l’armée de terre n’est toutefois pas mis en cause, les équipements ayant été vérifiés en août 2025.
Les deux militaires effectuaient leur seizième plongée sur les dix-sept prévues au cours d’une formation tactique de trois semaines à Angers. Celle-ci avait immédiatement suivi sept semaines de formation technique à l’école de plongée de Saint-Mandrier, dans le Var, sous l’égide de la Marine nationale. Cet enchaînement est contraire aux pratiques de cette dernière, selon le média.
Les rapports font également état de plusieurs défaillances dans la préparation et le déroulement de l’exercice. Les stagiaires ont ainsi découvert la présence de la cavité sous la pile du pont au cours de l’entraînement, alors qu’elle apparaît sur certaines photographies prises lorsque le niveau de la rivière est bas.
Le briefing de sécurité s’est tenu uniquement en présence de l’encadrement, sans l’ensemble des plongeurs, contrairement aux règles en vigueur dans la Marine nationale.
Le plongeur de sécurité ne portait pas non plus sa combinaison au début de l’exercice, ce qui a retardé son intervention lorsque les appels au secours ont été entendus, selon les mêmes rapports.
Sollicitée par ICI Provence au sujet de ces enquêtes internes, la préfecture maritime de la Méditerranée n’a pas donné suite.
Anadolu Ajansı / Ben Amed Azize Zougmore — Anadolu Ajansı
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