- La cinquième journée de mobilisation des lycéens a été marquée mardi par des manifestations dans plusieurs villes françaises, sur fond de revendications concernant les moyens alloués à l'éducation et de tensions avec les forces de l'ordre

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France : près de 480 000 manifestants selon les syndicats lors d'une nouvelle journée de mobilisation des lycéens

AA / Istanbul / Wafae El Baghouani

Près de 480 000 personnes ont manifesté, mardi, à travers la France, à l'occasion d'une cinquième journée de mobilisation des lycéens et étudiants, selon un bilan communiqué par l'intersyndicale de la jeunesse, rapporté par BFMTV.

Depuis la mi-septembre, le mouvement réclame davantage de moyens pour les établissements scolaires et universitaires, une amélioration des conditions d'enseignement ainsi que des réponses aux difficultés rencontrées par les jeunes dans leur parcours éducatif.

Des cortèges ont été organisés notamment à Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Rennes et Strasbourg, tandis que plusieurs établissements scolaires et universitaires ont été touchés par des blocages.

À Paris, deux cortèges se sont élancés dans l'après-midi depuis la place d'Italie et l'Hôtel de Ville, avec pour objectif de converger vers le secteur de Port-Royal avant de rejoindre la place Vauban.

Des tensions ont été signalées en marge de plusieurs rassemblements, notamment dans la capitale, où des individus ont tenté d'incendier un véhicule avant d'être repoussés par d'autres manifestants.

À Lyon, la préfecture du Rhône a fait état de 11 000 manifestants, de neuf interpellations et de cinq blessés, dont quatre policiers ou gendarmes. Des dégradations de mobilier urbain et des jets de projectiles contre les forces de l'ordre ont également été signalés.

Des incidents ont par ailleurs été rapportés à Rennes, Nantes et Strasbourg, où les forces de l'ordre sont intervenues lors de tensions avec certains groupes de manifestants.

- Des chiffres divergents sur l'ampleur de la mobilisation

Le ministère de l'Éducation nationale a indiqué que 94,2 % des lycées étaient ouverts mardi, tout en recensant 214 fermetures d'établissements scolaires.

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, avait pour sa part évoqué dans la matinée environ 200 établissements bloqués, estimant que la mobilisation connaissait un recul par rapport aux semaines précédentes.

De son côté, l'Union étudiante a affirmé que 90 % des facultés étaient bloquées ou fermées, tandis que le ministère de l'Enseignement supérieur a évalué à 35 % la proportion d'établissements perturbés.

Ces écarts témoignent de divergences importantes entre les évaluations gouvernementales et celles des organisations mobilisées.

- De nouvelles mobilisations annoncées

La journée de mardi intervient dans un contexte de tensions sociales persistantes autour des politiques éducatives et des choix budgétaires du gouvernement.

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a appelé à une nouvelle journée nationale de grève et de manifestations le 5 novembre, afin de faire converger les différentes mobilisations sociales.

De son côté, le président Emmanuel Macron avait appelé, à la veille des rassemblements, à une mobilisation dans le calme et dans le respect des personnes et des biens.

Selon BFMTV, 36 enquêtes ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement lycéen.

Alors que les organisations étudiantes et lycéennes entendent maintenir la pression, une rencontre entre l'Union syndicale lycéenne et le ministre de l'Éducation nationale est prévue jeudi.

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