Dans une déclaration consacrée aux premières tendances de cette consultation, Lecornu a précisé que 71 % des contributions portaient sur l’organisation du temps scolaire
AA/Istanbul/Sanaa Amir
Plus de 76 500 lycéens ont déjà participé à une consultation nationale sur leurs conditions de scolarité lancée sur la plateforme Agora, a annoncé le ministre français de l’Intérieur, Sébastien Lecornu, qui a indiqué que le gouvernement entendait reprendre certaines propositions des élèves dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027.
Dans une déclaration consacrée aux premières tendances de cette consultation, Lecornu a précisé que 71 % des contributions portaient sur l’organisation du temps scolaire, notamment les journées jugées trop longues, les emplois du temps déséquilibrés et l’importance de la charge de travail.
Les conditions matérielles dans les établissements constituent également une préoccupation majeure, avec 51 % des contributions évoquant des difficultés liées aux bâtiments et aux infrastructures des lycées.
La question des professeurs absents et de leur remplacement représente 28,5 % des contributions, tandis que 24 % concernent les effectifs par classe. Les difficultés liées à l’orientation et à la plateforme Parcoursup sont, quant à elles, mentionnées dans 14,5 % des contributions.
« Ces préoccupations sont concrètes. Elles appellent des réponses tout aussi concrètes », a souligné le ministre.
Concernant les absences d’enseignants, Lecornu a rappelé que le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait déjà présenté un plan d’urgence. Il a également annoncé que le gouvernement déposerait des amendements au projet de loi de finances pour 2027 afin d’intégrer certaines propositions formulées par les lycéens.
Les contributions recueillies feront par ailleurs l’objet d’une analyse à plusieurs niveaux, d’abord académie par académie, puis établissement par établissement. L’objectif affiché est d’identifier les difficultés propres à chaque territoire et d’apporter des réponses adaptées aux besoins des élèves.
La consultation nationale se poursuit jusqu’au 23 octobre sur la plateforme Agora. Le gouvernement souhaite encourager davantage de lycéens à participer afin de disposer d’une vision plus précise des difficultés rencontrées dans les établissements scolaires.
Lancée pour recueillir directement la parole des lycéens, cette démarche doit permettre de mieux cerner leurs préoccupations quotidiennes, qu’il s’agisse de l’organisation des cours, des conditions matérielles, du remplacement des enseignants ou de l’orientation après le baccalauréat.
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