- La présidente de la Région Île-de-France, Valerie Pécresse a souligné le poids de ces dépenses pour les finances régionales, comparant les 7 millions d’euros de dégâts aux subventions accordées aux Restos du Cœur

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France : Pécresse annonce que la Région sera partie civile dans chaque procédure liée aux dégradations dans les lycées

AA / Istanbul / Sanaa Amir

La présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, a évalué à 7 millions d’euros le montant des dégâts causés dans les lycées franciliens lors des récentes mobilisations, précisant que ce chiffre, établi la semaine précédente, était susceptible d’augmenter.

Interrogée sur le plateau de Canal 16, dans l’émission « Le Grand Enjeu », Valérie Pécresse a expliqué que les réparations constituaient une priorité avant d’envisager d’éventuels moyens supplémentaires.

« Le compteur ne cesse d’augmenter à chaque casse », a-t-elle déclaré, évoquant également un montant de 40 millions d’euros de dégâts au niveau national.

La présidente de la Région Île-de-France a souligné le poids de ces dépenses pour les finances régionales, comparant les 7 millions d’euros de dégâts aux subventions accordées aux Restos du Cœur.

« 7 millions, c'est plus que toutes les demandes de subvention des Restos du Cœur depuis 10 ans », a-t-elle affirmé. « Et ça a cramé en 3 jours. »

Valérie Pécresse a également indiqué que la Région serait contrainte de procéder aux réparations afin d’assurer la sécurité des établissements scolaires.

« Je vais être obligée, évidemment, de réparer, parce qu'on ne va pas laisser des lycées sans porte », a-t-elle expliqué, estimant que des établissements laissés ouverts pourraient être exposés à de nouvelles dégradations.

Selon elle, les 7 millions d’euros de dégâts correspondent notamment à « 12 000 ordinateurs » qui ne pourront pas être distribués aux enseignants cette année.

« Donc je vais être obligée de faire des choix », a-t-elle ajouté.

- La Région entend se porter partie civile

Interrogée sur la question de la prise en charge des dégâts, Valérie Pécresse a confirmé son intention d’envoyer une facture au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko , concernant notamment le lycée Paul-Éluard.

« Ça, c'est sur Paul Éluard, parce qu'il a fait de la provocation et parce que je le tiens pour responsable de ce SASS », a-t-elle déclaré.

Elle a précisé que le dispositif de sécurisation concerné avait coûté 70 000 euros.

« C'est un lycée qu'il faut protéger maintenant », a-t-elle ajouté, rappelant que ce dispositif avait été créé pour protéger l'établissement contre les intrusions violentes.

La présidente de région a également annoncé que la Région Île-de-France entendait se porter partie civile dans les procédures visant les personnes responsables des dégradations.

« J'ai eu Gérald Darmanin, j'ai eu Édouard Geffray, je leur ai dit que la région se porterait partie civile dans chaque procès de casseurs », a-t-elle déclaré.

Elle a notamment évoqué la présence de caméras de vidéoprotection devant les lycées, tout en soulignant que certains auteurs de dégradations étaient difficiles à identifier.

« Donc, la région sera partie civile à chaque procédure », a-t-elle assuré. « Chaque procédure. Chaque procédure, nous serons partie civile. »

Valérie Pécresse a également indiqué que la Région entendait réclamer le remboursement des dégâts et faire jouer les assurances en responsabilité civile des parents.

« Nous viendrons avec la facture des dégâts et nous appellerons les parents en responsabilité civile », a-t-elle affirmé.

« Eh bien, nous ferons jouer les assurances », a-t-elle ajouté, précisant que l’assurance en responsabilité civile était obligatoire.

La présidente de la Région Île-de-France a enfin estimé que la prise en charge des ordinateurs destinés aux enseignants pourrait relever de l’Éducation nationale.

« Ça pourrait être l'éducation nationale », a-t-elle conclu.

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