- Les défaillances restent élevées, tandis que le conflit au Moyen-Orient fait peser de nouveaux risques sur l’activité, malgré un financement bancaire globalement préservé
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
L’Observatoire du financement des entreprises souligne une dégradation de la capacité de remboursement des PME et des entreprises de taille intermédiaire (ETI), ainsi que des défaillances toujours élevées, dans son rapport annuel publié lundi sur le site de la Banque de France.
Le document relève toutefois un financement bancaire globalement assuré, un endettement maîtrisé et une trésorerie restant, fin 2025, supérieure à son niveau d’avant la crise sanitaire, malgré des situations contrastées.
- Des risques liés au conflit au Moyen-Orient
Pour 2026, le rapport souligne les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur les entreprises. Selon une enquête de Bpifrance qu’il reprend, 79 % des dirigeants de très petites, petites et moyennes entreprises anticipent un impact négatif sur leur activité, dont 41 % un impact élevé.
La hausse du prix du pétrole constitue le principal facteur évoqué : 70 % des entreprises interrogées se disent affectées, particulièrement dans les transports et la construction.
- Des défaillances durablement élevées
Sur les douze mois achevés en mai 2026, 70 077 défaillances ont été recensées, en léger recul par rapport au mois précédent.
En 2025, 68 602 procédures avaient été ouvertes, soit une hausse de 3,6 %, après 17,7 % en 2024. Ce niveau dépassait de 15 % la moyenne de 2010 à 2019.
Le rapport explique cette évolution par le contexte économique et la multiplication des créations d’entreprises, qui accroît le nombre de sociétés potentiellement exposées. Le rattrapage des défaillances évitées pendant la crise sanitaire joue désormais un rôle moindre.
L’Observatoire souligne la nécessité de détecter plus tôt les fragilités et de renforcer l’accompagnement des dirigeants, qui sollicitent parfois trop tardivement les dispositifs existants.
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