- Le procureur de la République de Béthune souhaite "faire toute la lumière, toute la chronologie et la relation des faits qui ont pu conduire à cette main arrachée".
ANKARA (AA)
Un jeune lycéen âgé de 15 ans a vu sa main arrachée ce lundi à Lens, alors que la mobilisation lycéenne se poursuit sur l'ensemble du territoire français.
L’explosion d’une grenade aux abords du lycée professionnel Auguste Béhal de Lens serait à l'origine de la grave blessure.
Le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, et le procureur de la République de Béthune, Étienne Thieffry, ont tenu une conférence de presse concernant l'incident.
« Malheureusement, nous avons eu un lycéen qui a été blessé gravement au cours d’une manifestation, un lycéen de 15 ans qui a vu sa main arrachée », a fait savoir François-Xavier Lauch, le préfet du Pas-de-Calais, cité par Le Parisien.
Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait ramassé une grenade de désencerclement lancée par les CRS, qui aurait alors explosé, a indiqué une source policière au quotidien, alors que le procureur de la République de Béthune, Étienne Thieffry, n'a pas été en mesure de confirmer cette thèse.
- L'IGPN saisie
L'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie, a annoncé le procureur de la République de Béthune, une information partagée par la chaîne d'information BFMTV.
"L'IGPN a été saisie du chef de 'délit de violence entraînant une infirmité/ mutilation permanente' afin de faire toute la lumière, toute la chronologie et la relation des faits qui ont pu conduire à cette main arrachée", a ajouté Étienne Thieffry.
- La mobilisation se poursuit
Au total, 413 établissements scolaires ont fait ou font l’objet d’actions ou de perturbations lundi en France, a indiqué le ministère de l’Éducation nationale à BFMTV, alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) appelle à intensifier le mouvement.
Ce bilan représente une baisse de 27 % par rapport aux 564 établissements recensés à la même heure vendredi et de 32 % par rapport à jeudi. Le ministère précise toutefois que 40 % des établissements concernés lundi n’avaient pas été perturbés auparavant, y voyant une tentative d’éléments extérieurs d’étendre la mobilisation.
Une nouvelle mobilisation est prévue mardi 6 octobre, avec la participation de la CGT. Les lycéens réclament davantage de moyens et dénoncent notamment des classes surchargées, des bâtiments dégradés et des absences d’enseignants non remplacées.
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