- La secrétaire générale de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Marylise Léon, a dénoncé les délais de validation du parcours de la manifestation syndicale organisée à Paris le 5 novembre

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France: la CFDT dénonce les retards dans la validation du parcours de la manifestation à Paris

AA / Istanbul / Ayse Bashoruz

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a critiqué jeudi 5 novembre, lors de son intervention sur BFMTV, les conditions d'organisation de la manifestation syndicale prévue dans l'après-midi à Paris, dénonçant le retard des autorités dans la communication du parcours autorisé, finalement fixé entre les places de la République et de la Nation.

La responsable syndicale a estimé que les délais imposés aux organisations avaient compliqué la préparation du rassemblement, dont le parcours initial avait été proposé aux autorités le 21 octobre.

« On n'est pas dans des bonnes conditions d'organisation lorsqu'on nous répond la veille », a-t-elle déclaré, regrettant l'absence de réponse des autorités dans les délais attendus.

Marylise Léon a également indiqué que les organisations syndicales avaient dû saisir le tribunal administratif pour obtenir une décision sur le parcours.

« Il a fallu attendre que les organisations assignent la préfecture au tribunal administratif pour avoir une réponse », a-t-elle déclaré.

- Un parcours initial refusé par la préfecture

Les organisations syndicales souhaitaient initialement organiser le cortège entre la place de la Bastille et la place de la Concorde, dans la capitale française.

Toutefois, la préfecture de police de Paris avait interdit ce parcours mercredi, invoquant notamment la proximité de plusieurs institutions et lieux de pouvoir, dont le palais de l'Élysée et l'Assemblée nationale.

Le tribunal administratif a ensuite validé le parcours alternatif proposé par les autorités, reliant les places de la République et de la Nation, selon le même média.

Cette décision est intervenue à moins de 24 heures du début de la mobilisation, alors que les syndicats dénonçaient déjà les difficultés rencontrées pour organiser le rassemblement.

- Les syndicats dénoncent des difficultés organisationnelles

Marylise Léon a qualifié la préparation de la manifestation d'« extrêmement difficile », affirmant que les organisations syndicales n'avaient pas disposé suffisamment tôt des informations nécessaires.

« Tout a été fait pour qu'on n'ait pas les informations dans les temps », a-t-elle affirmé, ajoutant que les modalités d'organisation avaient été particulièrement compliquées.

La secrétaire générale de la CFDT a également indiqué que cette situation devrait faire l'objet d'échanges avec les préfectures après la journée de mobilisation.

Elle a notamment estimé qu'il n'était « pas le moment de compliquer la vie des organisations syndicales ».

Entre 500 000 et 700 000 manifestants sont attendus hors région parisienne. Les services de renseignement ont par ailleurs classé la journée comme présentant des risques sécuritaires, selon BFMTV.

Anadolu Ajansı / Ayşe Başhoruz — Anadolu Ajansı

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