- La présidente de l’Assemblée nationale juge l’adoption du texte par un vote compromise et qualifie d’« ânerie » une suppression de Parcoursup

NEWSTIMETR
NEWSTIMETR
France : Braun-Pivet privilégie le 49.3 aux ordonnances en cas de blocage du budget

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé mardi ses doutes sur la possibilité de faire adopter le budget par un vote des députés, tout en privilégiant le recours au 49.3 plutôt qu’aux ordonnances en cas de blocage.

« Sur le vote du budget, on est mal barrés », a-t-elle déclaré sur LCI, quelques heures avant le début de l’examen du projet de loi de finances pour 2027 dans l’hémicycle.

« Il reste deux options, les ordonnances, qui n’ont pas ma préférence (…) car on jette le débat parlementaire. Reste le 49.3 qui tient compte du débat parlementaire, on met les choses sur la table », a-t-elle poursuivi.

Yaël Braun-Pivet a insisté sur la nécessité de disposer d’un budget pour « stabiliser une situation financière (…) qui se dégrade » et « poursuivre le redressement ».

« On ne peut pas aspirer à gouverner la France dans quelques mois et ne pas être raisonnable », a-t-elle ajouté, dans un contexte marqué par la préparation de l’élection présidentielle de 2027.

- Un examen budgétaire sous tension

Les députés doivent entamer mardi après-midi l’examen du volet « recettes » du budget de l’État. Celui-ci a été rejeté le 9 octobre en commission des finances, à la quasi-unanimité.

Le gouvernement de Sébastien Lecornu aborde cette séquence sans majorité à l’Assemblée nationale, avec une adoption du texte incertaine et le risque d’une motion de censure.

- Supprimer Parcoursup serait une « ânerie »

Interrogée également sur les mobilisations lycéennes, Yaël Braun-Pivet a estimé qu’il fallait prendre en considération les revendications exprimées.

« C’est intéressant de voir les citoyens qui se mobilisent, on ne peut pas évacuer ça d’un revers de la main », a-t-elle déclaré. Elle a toutefois qualifié d’« ânerie » la suppression de Parcoursup, réclamée par une partie des manifestants.

Le mouvement a débuté le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, avec une grève d’enseignants soutenue par les élèves, avant de s’étendre à d’autres établissements puis au niveau national. Les revendications portent notamment sur le manque de personnel, les classes surchargées et les conditions d’enseignement.

Les interventions policières ont également suscité des critiques. Amnesty International a dénoncé un usage disproportionné de la force et appelé à la désescalade, tout en signalant des violences commises par certains manifestants.

#