- Les perturbations reculent de 27 % par rapport à vendredi, tandis que la FCPE Paris s’inquiète des interdictions de rassemblement aux abords de 25 lycées parisiens

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France : 413 établissements perturbés, le syndicat lycéen appelle à intensifier la mobilisation

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Au total, 413 établissements scolaires ont fait ou font l’objet d’actions ou de perturbations lundi en France, a indiqué le ministère de l’Éducation nationale à BFMTV, alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) appelle à intensifier le mouvement.

Ce bilan représente une baisse de 27 % par rapport aux 564 établissements recensés à la même heure vendredi et de 32 % par rapport à jeudi. Le ministère précise toutefois que 40 % des établissements concernés lundi n’avaient pas été perturbés auparavant, y voyant une tentative d’éléments extérieurs d’étendre la mobilisation.

Sur BFMTV, le co-secrétaire général de l’USL, Marius Mesnil, a appelé à des « blocus massifs », qualifiant de « miettes » les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu.

À Paris, un arrêté interdit les rassemblements non déclarés aux abords de 25 lycées du 3 au 5 octobre inclus. La FCPE Paris a exprimé sa « vive inquiétude », évoquant des restrictions du droit de manifester, des risques d’interpellation d’élèves insuffisamment informés et une possible aggravation des tensions.

Elle demande à la préfecture de justifier ces mesures et à la rectrice de permettre aux lycéens de se réunir et de débattre dans leurs établissements.

À Aix-en-Provence, un lycéen de 17 ans a été placé en garde à vue lundi, soupçonné d’avoir lancé jeudi une pierre ayant atteint une passante à l’œil, rapporte BFMTV. La victime, âgée d’une cinquantaine d’années, a perdu son œil.

Dimanche, le gouvernement avait annoncé la suspension totale ou partielle des cours dans 400 à 500 lycées pour des raisons de sécurité. Lecornu a parallèlement engagé cinq chantiers sur les difficultés des lycéens, avec de premières décisions attendues avant fin octobre.

Lundi matin, l’exécutif a également annoncé l’examen du projet « casseurs-payeurs » au Sénat le 27 octobre, envisageant notamment des prélèvements sur les aides sociales pour faire payer les dégradations.

Une nouvelle mobilisation est prévue mardi 6 octobre, avec la participation de la CGT. Les lycéens réclament davantage de moyens et dénoncent notamment des classes surchargées, des bâtiments dégradés et des absences d’enseignants non remplacées.​​​​​​​

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