- Depuis le Mondial de l'automobile à Paris, le président français a salué un accord entre l'UE et la Chine, réaffirmé sa fermeté envers Moscou et appelé au dialogue face à la mobilisation des lycéens

NEWSTIMETR
NEWSTIMETR
Emmanuel Macron défend l'industrie européenne face à la Chine, maintient la pression sur la Russie

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Le président français Emmanuel Macron a salué lundi 12 octobre un accord entre l'Union européenne et la Chine visant à mieux protéger l'industrie automobile européenne contre la concurrence déloyale, tout en réaffirmant sa fermeté envers la Russie et en appelant au dialogue face à la mobilisation des lycéens en France.

Répondant aux questions des journalistes à l'ouverture du Mondial de l'automobile à Paris, le chef de l'État a estimé que l'accord conclu entre Bruxelles et Pékin constituait « le début d'un processus » destiné à rétablir une concurrence « juste et loyale », notamment dans le secteur des véhicules hybrides.

Il a également annoncé qu'un accord avec l'Allemagne était imminent pour renforcer la compétitivité industrielle européenne, préserver les objectifs de décarbonation et favoriser la production locale.

« On a besoin de défendre un contenu européen pour les véhicules », a-t-il insisté, affirmant que plus de 40 % des véhicules vendus en France en septembre 2026 étaient électriques.

- Ukraine : Macron refuse toute concession à Moscou sans trêve effective

Interrogé sur l'annonce du président américain Donald Trump concernant l'achat de diesel russe, Macron a conditionné toute reprise des échanges énergétiques avec Moscou à un cessez-le-feu effectif.

« Je n'ai pas constaté ces 48 dernières heures de trêve énergétique du côté russe », a-t-il déclaré, accusant la Russie de poursuivre ses bombardements contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

« Oui pour chercher un cessez-le-feu sur l'énergie, et je dirais aussi sur la mer Noire, et reprendre des discussions de paix. Non pour céder face à la menace russe », a-t-il ajouté, annonçant un entretien avec Donald Trump dans la journée.

- Colère des lycéens : Macron appelle au dialogue et condamne les violences

Revenant sur la mobilisation des lycéens, le président français a défendu l'action du gouvernement, notamment les efforts engagés pour améliorer le remplacement des enseignants et répondre aux revendications concernant les rythmes scolaires.

« Le gouvernement avance. Les ministres sont sur le terrain pour mener ce travail d'écoute, de concertation, puis de décision », a-t-il affirmé, estimant qu'il ne fallait pas « sauter comme des cabris » pour annoncer quotidiennement de nouvelles mesures.

Macron a également évoqué les difficultés rencontrées par une génération marquée par la pandémie de Covid-19 et les attentats.

« C'est une jeunesse qui est confrontée à de vrais défis », a-t-il souligné, appelant à mieux accompagner les élèves tout en condamnant les violences et les dégradations survenues en marge des mobilisations.

- Carburants : Paris veut réduire les prix à la pompe

Sur la hausse des prix des carburants, Macron a mis en avant la nécessité de sécuriser les approvisionnements énergétiques, notamment à travers le détroit d'Ormuz et Yanbu, en Arabie saoudite.

Il a rappelé les engagements du G7 concernant la libération des stocks stratégiques et l'absence de restrictions aux exportations entre partenaires.

Le président a également assuré que le gouvernement travaillait avec les distributeurs et les raffineurs pour réduire leurs marges et faire baisser les prix à la pompe, alors que les coûts de transport et d'assurance ont fortement augmenté.

#