La désorganisation des routes commerciales et la flambée des coûts compliquent l’acheminement des secours à l’échelle mondiale.
Les ONG et agences internationales alertent sur les conséquences du conflit au Moyen-Orient, qui perturbe fortement la distribution de l’aide humanitaire. La fermeture partielle de zones stratégiques comme le détroit d’Ormuz entraîne des retards majeurs et désorganise les chaînes d’approvisionnement.
Les organisations doivent désormais recourir à des itinéraires alternatifs, souvent plus longs et plus onéreux, ce qui réduit leur capacité d’intervention. La hausse des prix du carburant et des assurances accentue ces difficultés, limitant les volumes de nourriture et de médicaments acheminés.
Le Programme alimentaire mondial fait état de cargaisons alimentaires bloquées ou retardées, tandis que l’International Rescue Committee et l’UNICEF signalent des perturbations importantes dans leurs opérations, notamment pour la livraison de médicaments et de vaccins.
Selon les Nations unies, cette situation représente la plus forte perturbation logistique depuis la crise du COVID-19, avec une hausse significative des coûts de transport. Parallèlement, de nouvelles crises humanitaires émergent, notamment en Iran et au Liban, aggravant la pression sur les ressources disponibles.
Les acteurs humanitaires redoutent une aggravation de la faim dans le monde. Des millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire si le conflit se prolonge.
Face à ces défis, les organisations appellent à une mobilisation internationale accrue et à un renforcement des financements pour éviter une crise humanitaire de grande ampleur.
Source: Newstimehub