- Le président ukrainien espère que Trump « fera tout ce qui est en son pouvoir » pour mettre fin aux attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes et à la guerre
ISTANBUL (AA)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré samedi que l’allègement des sanctions américaines contre la Russie pourrait se poursuivre, qualifiant le récent accord sur le diesel de simple « première étape », a rapporté l’agence de presse Interfax-Ukraine.
S’adressant à des journalistes, Zelensky a estimé que l’allègement des sanctions donnerait au président russe Vladimir Poutine le sentiment de bénéficier d’un soutien, plutôt que de le convaincre de mettre fin à la guerre.
Cette déclaration intervient après que le président américain Donald Trump a signé un décret suspendant certaines sanctions, restrictions et certains droits de douane visant la Russie, prévus par la loi Graham.
Zelensky a toutefois exprimé l’espoir que Trump « fera tout ce qui est en son pouvoir » pour mettre fin aux attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes et à la guerre.
Il a indiqué que des négociateurs ukrainiens et américains pourraient se rencontrer dès cette semaine, soulignant que Kiev restait attachée aux négociations.
Selon lui, Washington travaille sur une proposition de réunion trilatérale réunissant l’Ukraine, les États-Unis et la Russie.
Parmi les lieux envisagés figurent les États-Unis, en marge du sommet du G20, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite ou un pays européen. Aucune confirmation n’avait encore été reçue de Moscou ou de Washington, a-t-il précisé.
Concernant les restrictions présumées imposées à Starlink, Zelensky a déclaré que les terminaux en Ukraine se déconnectaient lorsque la vitesse dépassait environ 161 km/h. Cette situation affecterait les drones intercepteurs ciblant les drones russes Shahed à propulsion par réaction, ainsi que les livraisons de nourriture aux positions ukrainiennes isolées.
Il a ajouté que des tests effectués dans certains pays européens avaient montré que les connexions restaient actives à des vitesses supérieures à 180 km/h.
Le président ukrainien a précisé que des responsables militaires, le ministère de la Défense et des diplomates participaient aux discussions en cours, mais que SpaceX n’échangeait pas avec les forces armées.
« À différents niveaux, il est affirmé qu’il s’agit de problèmes techniques. Cependant, ces problèmes techniques existent en Ukraine, alors qu’ils ne se produisent pas sur le territoire de l’Union européenne », a déclaré Zelensky.
Il a ajouté que des pays européens étudiaient des alternatives à Starlink après avoir pris conscience que l’accès à ce service américain pouvait être restreint.
Concernant les avoirs russes gelés, Zelensky a déclaré que Kiev disposait d’informations selon lesquelles Moscou pourrait chercher à en récupérer une partie par l’intermédiaire de pays partenaires. Il a indiqué avoir évoqué ce risque avec la Belgique et des dirigeants de l’Union européenne, ajoutant que ces avoirs restaient sous contrôle européen et étaient en sécurité.
Les partenaires européens se sont opposés à l’accord américano-russe sur le diesel et ont convenu que les sanctions devaient être maintenues tant que la Russie poursuivrait ses attaques, a affirmé Zelensky, ajoutant que des travaux étaient également en cours en vue d’un nouveau train de sanctions.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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