Leader incontesté du marché, Madagascar tire l’essentiel de sa vanille de la région de Sava, mais la filière est fragilisée par la baisse des prix, l’insécurité et les aléas climatiques.

Vanille malgache : une production clé sous pression malgré une position dominante mondiale

Madagascar s’impose comme le principal fournisseur mondial de vanille naturelle, avec une part estimée entre 70 et 80 % de la production globale et un volume annuel variant de 1 800 à 3 000 tonnes selon les récoltes.

Ce secteur représente un pilier économique majeur, faisant vivre directement ou indirectement jusqu’à 100 000 producteurs et constituant une source importante de devises pour le pays.

La région de Sava concentre la quasi-totalité de cette production, avec des volumes pouvant atteindre 2 500 tonnes par an. Au cœur de cette zone, Sambava joue un rôle central, où la majorité des foyers ruraux dépend de cette culture.

La culture de la vanille repose sur un savoir-faire exigeant, incluant une phase de croissance longue, suivie d’une pollinisation manuelle délicate et d’un processus de transformation rigoureux après la récolte.

Cependant, la filière est confrontée à plusieurs obstacles structurels. Les attaques de ravageurs, les problèmes de sécurité dans les zones de production et la chute des prix sur le marché international pèsent lourdement sur les revenus des agriculteurs.

À cela s’ajoutent les effets du changement climatique, qui rendent les rendements plus incertains d’une année à l’autre.

Face à ces défis, les producteurs redoutent un affaiblissement progressif de la compétitivité de Madagascar sur le marché mondial, en l’absence de réformes et de soutien adaptés.

 

Source: Newstimehub

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