Le dispositif numérique de contrôle des frontières renforce la surveillance et la sécurité aux points d’entrée de l’espace Schengen
Depuis la mise en service progressive en octobre du nouveau système automatisé de contrôle aux frontières de l’Union européenne, plus de 27 000 personnes se sont vu refuser l’entrée sur le territoire, dont environ 700 considérées comme présentant une menace sécuritaire, selon la Commission européenne.
L’institution précise que le système d’entrée-sortie (EES), désormais entièrement opérationnel, a déjà traité plus de 52 millions de passages aux frontières extérieures de l’UE depuis son lancement.
Ce mécanisme repose sur l’enregistrement numérique des voyageurs, incluant des données biométriques telles que les empreintes digitales et la reconnaissance faciale, ainsi que la gestion automatisée des dates d’entrée et de sortie. Il remplace progressivement le tampon manuel dans les passeports.
Le dispositif concerne les ressortissants de pays tiers, c’est-à-dire les personnes ne possédant pas la nationalité d’un État membre de l’UE ni d’un pays associé à l’espace Schengen, comme la Suisse, la Norvège, l’Islande ou le Liechtenstein. Il s’applique aux séjours de courte durée, limités à 90 jours sur une période de 180 jours.
La Commission indique que le temps moyen de traitement d’un voyageur est d’environ 70 secondes grâce à un système combinant pré-enregistrement, bornes automatiques et contrôle des autorités frontalières.
Selon Bruxelles, ce dispositif permet de moderniser la gestion des frontières, de réduire les séjours irréguliers et de renforcer la sécurité en facilitant l’identification des profils à risque.
Lors de sa mise en place, le système avait toutefois suscité des inquiétudes, notamment dans le secteur du transport aérien, en raison de possibles ralentissements et contraintes logistiques.
Aujourd’hui, la Commission affirme que le dispositif est déployé sur l’ensemble des frontières extérieures de l’Union européenne et continue de travailler avec les États membres pour en assurer l’efficacité.
Source: Newstimehub