- Interrogé sur les violences en France, le président américain a affirmé que l’Europe devait « changer ses méthodes » face à l’immigration, faute de quoi il n’y aurait « plus d’Europe »

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Trump attribue les troubles en France à un « problème d’immigration » et exhorte l’Europe à « changer ses méthodes »

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que les violences en France relevaient, selon lui, d’un « problème d’immigration ».

Invité à dire s’il craignait que « l’agenda socialiste » n’apporte aux États-Unis les mêmes difficultés financières, il a répondu que son pays avait « plus de croissance » que tout autre pays au monde. Il a affirmé que « la France n’a pas de croissance » et qu’elle « va dans l’autre sens », à cause de programmes sociaux qu’il a qualifiés de « brutaux ».

- « Une révolution »

Trump a décrit ce qui s’est passé en France comme « une révolution à part entière » qui « continue », en précisant qu’il n’avait « jamais rien vu de tel ».

« Je n’ai jamais rien vu de tel en France. Ce n’était pas juste une petite émeute. Ce n’était pas juste une petite manifestation. C’était une véritable révolution. Et elle se poursuit », déclare-t-il.

Il a souligné que les pays concernés devaient « renvoyer » les personnes en cause et que « dire qu’on n’en accueillera plus » ne suffisait pas.

Il a affirmé avoir tenu le même discours au président français Emmanuel Macron, qu’il a qualifié d’« ami », ainsi qu’à l’Allemagne et au Royaume-Uni. Il a également dit que des tensions « couvaient » en Italie, « à plus petite échelle ».

- Sur un éventuel soutien à Marine Le Pen

Questionné sur un éventuel soutien à Marine Le Pen pour la présidentielle de 2027, Trump a répondu : « Je ne la connais pas. Je ne l’ai pas rencontrée. » Il a ajouté qu’il la pensait « mal traitée » et que cela lui paraissait relever d’une « instrumentalisation ».

À la mi-octobre 2026, la France a connu d’importantes manifestations à l’échelle nationale, axées au départ sur le coût de la vie, le sous-financement des établissements scolaires, les services publics et les pressions économiques qui y sont liées.

Dans de nombreuses villes, ces mouvements ont dégénéré en violences : pillages de commerces, incendies volontaires, notamment celui de l’hôtel de ville historique de Limoges, dont la toiture s’est partiellement effondrée, attaques contre les forces de l’ordre et les bâtiments publics, ainsi que des affrontements.

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