-Plusieurs armes ont été retrouvées au domicile familial de l’adolescent de 14 ans soupçonné d’avoir blessé le principal et une enseignante
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le père de l’adolescent de 14 ans soupçonné d’avoir ouvert le feu lundi au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, a été placé en garde à vue, rapportent la presse française. Plusieurs armes ont été retrouvées au domicile familial.
Le parquet de Marseille a annoncé l’ouverture d’une enquête pour tentatives d’assassinat, confiée à la brigade criminelle de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS).
Les motivations du suspect restent inconnues, a indiqué la procureure de la République adjointe, Audrey Jouaneton, lors d’un point de presse. Selon les premiers éléments recueillis, il « n’a proféré aucune phrase particulière ».
La magistrate a précisé que plusieurs hypothèses seraient examinées, dont celle d’un éventuel harcèlement, sans qu’aucun mobile soit établi à ce stade. Les auditions des témoins et des victimes se poursuivent.
Peu après 9 heures, le collégien a tiré à une ou deux reprises dans les espaces communs du premier étage, blessant le principal et une enseignante présents dans le couloir, selon le communiqué du procureur de Marseille, Nicolas Bessone.
Touchées aux membres inférieurs, les deux victimes ont été transportées à l’hôpital. Leur pronostic vital n’est pas engagé.
L’adolescent s’est ensuite rendu au deuxième étage, où il a tiré à deux reprises : une première fois vers le sol devant une enseignante, puis à l’intérieur d’une salle de classe occupée, le projectile atteignant le tableau, selon le parquet. Le suspect a été interpellé.
Aucun élève n’a été physiquement blessé, a déclaré le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, évoquant toutefois les conséquences psychologiques des faits.
Les ministres de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, sont arrivés au collège et ont échangé avec des élus et des parents d’élèves.
Sur le réseau social américain X, Emmanuel Macron a exprimé sa solidarité envers les deux blessés, les élèves et leurs parents. Il a salué « le sang-froid et la réaction exemplaire de l’équipe éducative, qui a permis d’éviter le pire ».
Édouard Geffray avait auparavant dénoncé un « acte inadmissible » et assuré que l’Éducation nationale resterait unie autour de la communauté éducative touchée.
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