Dans un système de santé en ruine, un chirurgien continue de soigner malgré les bombardements et les pénuries.
Au Soudan, le conflit en cours a profondément fragilisé les structures sanitaires, plaçant les soignants face à des choix dramatiques. À Omdurman, près de Khartoum, le Dr Jamal Eltaeb a décidé de rester en poste pour maintenir en activité l’hôpital Al Nao.
Alors que les affrontements entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide s’intensifiaient, de nombreux membres du personnel ont quitté les lieux. Le chirurgien s’est retrouvé à gérer l’établissement avec une équipe restreinte, dans des conditions de plus en plus précaires.
Privé d’électricité pendant de longues périodes et confronté à une pénurie de médicaments essentiels, l’hôpital a continué d’accueillir un nombre croissant de blessés, notamment après des frappes ayant touché des zones civiles.
Malgré plusieurs bombardements ayant directement visé l’établissement, le personnel a poursuivi ses activités, tentant de sauver un maximum de vies dans un contexte où les ressources étaient largement insuffisantes.
Avant la guerre, cet hôpital fonctionnait à faible capacité. Mais depuis 2023, il est devenu un centre de soins crucial dans une région où de nombreux établissements ont cessé de fonctionner.
Aujourd’hui, une grande partie des infrastructures médicales du pays est hors service, certaines ayant été détruites ou abandonnées en raison des combats.
Dans ce contexte, l’hôpital Al Nao demeure l’un des rares établissements encore opérationnels, illustrant la résilience du personnel médical face à une crise humanitaire majeure.
Source: Newstimehub