-Le cabinet associe des ministres sociaux-démocrates et des technocrates, avec le soutien parlementaire des libéraux et du parti de la minorité hongroise
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le Parlement roumain a accordé mardi sa confiance au gouvernement de Luca Niculescu par 280 voix contre 58, après plus de cinq mois de blocage politique, selon le procès-verbal du scrutin reproduit par la radio publique Radio Romania Actualitati.
Le diplomate indépendant a dépassé le seuil de 233 voix nécessaire à l’investiture. Il était le quatrième candidat désigné pour former un gouvernement depuis le renversement du cabinet d’Ilie Bolojan par une motion de censure le 5 mai. Son équipe comprend 18 ministres, dont deux ministres délégués, issus du Parti social-démocrate (PSD) ou sans affiliation partisane.
« La Roumanie a besoin d’un gouvernement doté de pleins pouvoirs après tant de mois de crise politique », a déclaré Luca Niculescu devant les parlementaires, selon la transcription de son discours publiée par la radio publique.
Il a présenté parmi ses priorités une rectification budgétaire sans augmentation du déficit, l’adoption du budget de l’année prochaine, la sécurité énergétique durant l’hiver et l’achèvement du plan national de relance financé par l’Union européenne.
Le nouveau chef du gouvernement s’est également engagé à poursuivre l’assainissement des finances publiques, à améliorer le recouvrement des impôts et à lutter contre la fraude fiscale, tout en soutenant les investissements.
Le cabinet bénéficie du soutien du PSD, du Parti national libéral (PNL) et de l’Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR), qui représente la minorité hongroise. Les libéraux ont choisi de rester dans l’opposition tout en soutenant l’investiture, présentée comme nécessaire pour sortir de l’impasse.
La crise avait débuté avec la chute du gouvernement Bolojan, sur fond de désaccords concernant les mesures d’austérité. Le PSD avait participé, avec l’Alliance pour l’union des Roumains (AUR), formation d’extrême droite, au dépôt de la motion de censure.
Désigné début octobre par le président Nicusor Dan, Luca Niculescu avait déposé son programme et la liste de ses ministres au Parlement le 15 octobre.
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