- L’élue de La France insoumise (LFI) a livré sa version de l’incident survenu lundi en marge d’un événement organisé dans l’enceinte du Parlement européen
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
L’eurodéputée française Rima Hassan a affirmé mardi avoir retiré un drapeau israélien de son support au Parlement européen à Strasbourg, expliquant que son geste visait à dénoncer le « génocide en cours » dans la bande de Gaza, les violations du droit international et ce qu’elle qualifie de « deux poids, deux mesures ».
Dans une série de messages publiés sur la plateforme américaine X, l’élue de La France insoumise (LFI) a livré sa version de l’incident survenu lundi en marge d’un événement organisé dans l’enceinte du Parlement européen.
Selon Hassan, il s’agissait d’un « événement non officiel » organisé avec la représentation diplomatique d’Israël et l’American Jewish Committee (AJC).
L’eurodéputée a notamment affirmé que des colliers présentés lors de l’événement représentaient une carte d’Israël englobant la bande de Gaza et les territoires palestiniens occupés.
Elle a également rapporté qu’au cours d’un échange, l’artiste israélien Yaron Bob, invité à l’événement, avait nié l’existence de la Palestine et des Palestiniens.
Hassan a ensuite expliqué avoir retiré, au moment de quitter les lieux, le drapeau israélien de son support.
Le drapeau de l’Union européenne, fixé sur le même pied, « est tombé sous l’effet du déséquilibre », a-t-elle précisé, assurant qu’« aucun drapeau n’a été piétiné ni détérioré ni jeté ».
« Mon geste s’inscrit dans la dénonciation du génocide en cours, des violations du droit international et de ce deux poids, deux mesures incessants et insoutenables », a déclaré l’eurodéputée.
Elle a estimé qu’un drapeau russe ne serait pas admis de la même manière dans l’enceinte de l’institution européenne et accusé Israël de continuer à bénéficier d’une « impunité totale ».
Hassan a par ailleurs assuré que son geste « ne visait en aucun cas les personnes commémorées ni leur mémoire ».
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, avait déclaré plus tôt mardi devant les eurodéputés qu’un membre de l’Assemblée avait été filmé « apparemment en train de dégrader une exposition » consacrée aux victimes des attaques du 7 octobre 2023.
Metsola a indiqué que le Parlement prenait l’affaire « extrêmement au sérieux » et que les mesures appropriées prévues par les procédures de l’institution étaient en cours, tout en soulignant le droit de l’élue concernée à être entendue.
Hassan a indiqué avoir écrit à Metsola pour lui présenter sa version des faits et lui demander de répondre aux sollicitations des journalistes souhaitant obtenir les images de l’incident, afin, selon elle, de ne pas laisser « l’opacité entretenir les fake news ».
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