-Le député défend la publication de ses échanges avec les dirigeantes de l’audiovisuel public, tandis que la présidente de l’Assemblée nationale lui rappelle que les auditions des rapporteurs ne donnent pas lieu à des comptes rendus publics
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Aymeric Caron a dénoncé sur le réseau social américain X une « tentative de censure » après avoir reçu un courrier de Yaël Braun-Pivet lui reprochant d’avoir publié des comptes rendus d’auditions des dirigeantes de Radio France et de France Inter.
Dans cette lettre datée du 13 octobre, la présidente de l’Assemblée nationale demande au député de Paris de respecter le format de ces auditions, conduites dans le cadre de son travail de rapporteur pour avis sur les crédits de l’audiovisuel public pour 2027.
Le désaccord porte notamment sur les conditions de restitution des échanges. Braun-Pivet rapporte que la présidente de Radio France a « vivement protesté », affirmant que les deux dirigeantes n’avaient pas été informées des intentions du député ni consultées sur les propos qu’il leur attribue.
« Je souscris à son appréciation », écrit-elle, rappelant que les auditions des rapporteurs ne font l’objet « d’aucun enregistrement ni retransmission ou compte rendu public ». Elle demande à Caron de faire preuve de « transparence et de loyauté » envers les personnes entendues.
Le député conteste cette version. Il affirme que les deux dirigeantes étaient « parfaitement au courant » qu’il pouvait rendre compte publiquement des échanges et que Céline Pigalle, directrice de France Inter, avait explicitement évoqué cette possibilité.
Caron soutient également que ces auditions servent à nourrir un rapport et que les personnes interrogées savent donc que leurs propos peuvent être rendus publics.
Il juge « ahurissant » qu’on lui reproche d’informer les citoyens de ses échanges officiels avec les représentants d’un service public sur des sujets qui les concernent directement.
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