- « Chaque candidat sera informé de ses résultats par l’intermédiaire du représentant permanent de l’État membre qui l’a proposé », a déclaré la présidente du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre
Canada (AA)
Le Conseil de sécurité de l’ONU a organisé mercredi un cinquième tour de scrutin informel dans la course à la succession du secrétaire général Antonio Guterres, alors que le processus entre dans une nouvelle phase.
L’ambassadrice grecque auprès de l’ONU, Aglaia Balta, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité en octobre, a confirmé que ce cinquième tour avait été achevé.
« Le cinquième tour de scrutin informel a eu lieu. Chaque candidat sera informé de ses résultats par l’intermédiaire des représentants permanents des États membres qui les ont proposés. Le président de l’Assemblée générale sera également informé que le scrutin informel a été organisé », a déclaré Balta lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York.
Balta n’a pas précisé à quelle date se tiendrait le prochain tour de scrutin.
La diplomate costaricienne Rebeca Grynspan est arrivée en tête de la course pour succéder à Antonio Guterres, selon les premières informations issues de sources diplomatiques.
Grynspan aurait obtenu neuf voix favorables et six défavorables lors de ce scrutin.
Elle est suivie par Rafael Grossi, qui a obtenu six voix favorables, sept défavorables et deux abstentions. Carolyn Rodrigues arrive en troisième position avec cinq voix favorables, neuf défavorables et une abstention.
Parmi les autres candidats, l’ancien président sénégalais Macky Sall a obtenu cinq voix favorables et dix défavorables. L’homme politique ougandais Olara Otunnu a recueilli trois voix favorables et douze défavorables.
La diplomate équatorienne Maria Fernanda Espinosa a obtenu trois voix favorables, neuf défavorables et trois abstentions.
La femme politique équatorienne Ivonne Baki n’a recueilli aucune voix favorable, contre 14 voix défavorables et une abstention.
Ces scrutins informels et secrets visent à mesurer le niveau de soutien dont bénéficient les candidats auprès des 15 membres du Conseil de sécurité et, potentiellement, à réduire le nombre de prétendants avant la formulation d’une recommandation officielle à l’Assemblée générale.
Un candidat doit obtenir au moins neuf voix au Conseil de sécurité pour bénéficier du soutien requis. Toutefois, l’un des cinq membres permanents les États-Unis, la Chine, la France, la Russie et le Royaume-Uni peut bloquer une candidature en faisant usage de son droit de veto.
Le candidat finalement recommandé doit être nommé par l’Assemblée générale, une étape généralement considérée comme une formalité une fois qu’un accord a été trouvé au Conseil de sécurité.
Le mandat d’Antonio Guterres prendra fin le 31 décembre.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
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