-Les forces de l’ordre pourront recourir à ces armes lors de la journée de mobilisation, alors que leur usage a été suspendu dans le cadre du mouvement lycéen

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Mobilisation Lycéenne : Nuñez autorise les grenades assourdissantes en cas de violences graves

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé vendredi que les forces de l’ordre pourraient utiliser des grenades assourdissantes en cas de violences graves lors de la mobilisation de samedi, pour laquelle il prévoit une participation « assez importante ».

« S’il devait y avoir des violences graves dans les grandes villes et en marge des manifestations, ces grenades seront utilisées », a-t-il déclaré sur France 2, affirmant que policiers et gendarmes devaient pouvoir employer « l’ensemble des armes intermédiaires à leur disposition ».

Cette annonce intervient dans un contexte de mobilisation lycéenne portant notamment sur les conditions de scolarité, les absences d’enseignants non remplacées et l’état des bâtiments. L’usage des grenades assourdissantes a été suspendu dans le cadre de ce mouvement. Le ministre distingue cette suspension de leur utilisation face à des « violences urbaines ».

Au moins 250 actions sont prévues samedi, sous forme de manifestations, de rassemblements spontanés ou de blocages, selon Laurent Nuñez. Il a dit redouter des violences en fin de cortège, notamment à Bordeaux et à Toulouse, qu’il attribue à « l’ultragauche ».

Les forces de l’ordre ont pour consigne d’encadrer les manifestations, d’intervenir en cas d’exactions et de mettre fin aux rassemblements spontanés entravant la circulation, a-t-il précisé.

​​​​​​​-À Paris, un parcours interdit et un itinéraire alternatif proposé

La préfecture de police a interdit jeudi le trajet déclaré par l’assemblée générale Interfac IDF entre les places de la République et de la Concorde, invoquant des « risques sérieux de troubles à l’ordre public ».

Elle a proposé un parcours de République à Nation, refusé par les organisateurs. Cette proposition reste néanmoins ouverte, selon la préfecture, citée par la presse française.

Pour justifier sa décision, celle-ci affirme que les incidents de mardi ont révélé la présence, dans le cortège Interfac IDF, de plusieurs centaines d’individus déterminés à affronter les forces de l’ordre et à commettre des dégradations.

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