Les trois pays du Sahel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, se sont officiellement retirés de la CEDEAO en janvier 2025.
Le Burkina Faso, le Niger et le Mali ont repris les pourparlers avec la communauté régionale d'Afrique de l'Ouest, la CEDEAO, qu'ils avaient quittée il y a plus de 18 mois, convenant de coopérer en vue de l'élaboration d'un « traité‑cadre » de coopération.
Ces trois pays ont quitté la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en janvier 2025, après s'être regroupés pour former leur propre ensemble, connu sous le nom d'Union des États du Sahel (AES).
Les discussions entre la CEDEAO et l'AES se poursuivaient depuis janvier 2025, mais samedi elles se sont tenues pour la première fois au niveau ministériel officiel.
« Bon voisinage »
Dans un communiqué conjoint publié samedi soir, les deux parties ont salué « l'esprit de fraternité, de respect et de transparence » qui s'est dégagé lors de ces échanges, et ont souligné l'importance de préserver une relation de « bon voisinage », en particulier en mettant l'accent sur le respect de l'autorité souveraine.
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Ils se sont accordés pour « constituer des groupes de travail sectoriels conjoints afin d'aboutir à un traité‑cadre de coopération ».
La délégation de l'AES était dirigée par Karamoko Jean‑Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, tandis que la délégation de la CEDEAO était conduite par Cheikh Niang, son homologue du Sénégal.
Les États membres de l'AES ont rompu leurs relations avec la France, ancienne puissance coloniale, et, dans cette logique, ont également mis fin à leurs liens avec plusieurs pays de la région qu'ils jugent trop proches de Paris.
Cette démarche s'inscrit dans une volonté de dénoncer le néocolonialisme et d'affirmer une pleine souveraineté.

