- Bart De Wever met également en garde contre les « pièges d’un protectionnisme insensé », tout en plaidant pour la protection du marché européen
BRUXELLES (AA)
Le Premier ministre belge, Bart De Wever, a appelé à renforcer la protection des secteurs pharmaceutique et pétrochimique du pays, estimant que les pressions exercées par les États-Unis et la Chine menacent les industries européennes malgré leur compétitivité, a rapporté le radiodiffuseur public belge VRT.
S’exprimant jeudi en marge du sommet de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, De Wever a déclaré que la restructuration prévue au sein du géant pharmaceutique GSK, qui pourrait entraîner la suppression de plus de 1 200 emplois en Belgique, était liée à la nécessité pour l’entreprise d’accroître ses investissements aux États-Unis.
« Lorsqu’un président américain impose des investissements aux États-Unis et refuse désormais d’importer des vaccins, des entreprises comme GlaxoSmithKline se retrouvent en difficulté », a déclaré De Wever.
Le Premier ministre a souligné que l’industrie pétrochimique belge devait également être protégée, avertissant que le secteur était confronté à de graves difficultés et se trouvait particulièrement vulnérable.
Il a également critiqué les pratiques de la Chine en matière d’essais cliniques, les qualifiant de concurrence déloyale soutenue par d’importantes subventions publiques.
Il a estimé que l’UE devait renforcer son marché intérieur tout en élaborant des mesures destinées à protéger les industries européennes contre la concurrence extérieure déloyale.
Selon De Wever, l’intégration du marché européen et sa protection doivent aller de pair, tout en évitant un protectionnisme excessif.
« Ce n’est que lorsque nous disposerons d’un marché unifié que nous pourrons le protéger en évitant les pièges d’un protectionnisme insensé. Nous ne devons pas copier les folies des autres », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a reconnu que la prise de décision européenne était plus lente que celle des grandes puissances, mais a affirmé que cela reflétait la structure démocratique du bloc.
« Mais l’Europe n’est pas une dictature. Ce n’est pas un pays où un président peut décider une chose le lundi, son contraire le mercredi, puis encore autre chose le vendredi », a-t-il déclaré.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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