- Les deux chercheurs sont récompensés pour leurs découvertes sur les effets non linéaires et l’autocatalyse dans la synthèse organique asymétrique, avec des applications notamment dans la fabrication de médicaments
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le prix Nobel de chimie 2026 a été attribué mercredi au Français Henri Kagan et au Japonais Kenso Soai pour leurs découvertes sur les effets non linéaires et l’autocatalyse dans la synthèse organique asymétrique, a annoncé l’Académie royale des sciences de Suède.
Ces travaux portent sur des réactions chimiques permettant de privilégier la production d’une des deux formes d’une molécule qui sont images l’une de l’autre dans un miroir, mais ne peuvent pas se superposer.
Dans l’extrait de son communiqué, l’Académie explique qu’Henri Kagan a découvert une manière de contrôler les réactions chimiques permettant d’obtenir une proportion de l’une de ces formes supérieure à ce qui était auparavant considéré comme possible.
Cette découverte a ouvert de nouvelles possibilités pour la mise au point de réactions utilisées dans la fabrication de médicaments, d’arômes, de parfums et de nouveaux matériaux.
Les deux lauréats se partageront une dotation de 12 millions de couronnes suédoises, soit environ un million d’euros.
Cette annonce intervient après l’attribution, mardi, du Nobel de physique à Francis Halzen, récompensé pour ses contributions à l’observatoire IceCube, qui permet de détecter des neutrinos provenant de phénomènes très énergétiques dans l’Univers.
La semaine des annonces Nobel avait débuté lundi avec le prix de médecine, décerné à Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel pour leurs travaux sur l’optogénétique, une technique utilisant la lumière pour contrôler l’activité des cellules nerveuses et étudier le fonctionnement du cerveau.
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