- À l’occasion du 81e anniversaire des Nations unies, Accra plaide pour un ordre international plus équitable et une place accrue du continent africain dans les instances mondiales de décision.
AA / Bamako / Amarana Maiga
Le Ghana a appelé, mercredi, à une réforme du système multilatéral international afin de garantir une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances mondiales de décision, à l’approche de la célébration du 81e anniversaire de la Journée des Nations unies, prévue le 24 octobre 2026.
Dans un communiqué publié le 21 octobre à Accra, les autorités ghanéennes ont réaffirmé leur attachement à un système multilatéral « fort et efficace », capable de répondre aux défis mondiaux, notamment les conflits, les inégalités, le changement climatique, les pressions économiques et les déplacements de populations.
Placée sous le thème « Rétablir la confiance, gérer les transformations : une Organisation des Nations Unies au service de l’Afrique », cette commémoration constitue, selon Accra, une occasion de réaffirmer la nécessité d'une coopération internationale renouvelée et d'une ONU plus représentative et plus attentive aux priorités des États membres.
Le gouvernement ghanéen a notamment rappelé la position du président John Dramani Mahama en faveur d'un ordre international plus équitable, reflétant les réalités du XXIe siècle.
Lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le chef de l’État ghanéen avait dénoncé l’absence de représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité, alors que le continent constitue le plus important bloc régional de vote au sein de l’Assemblée générale.
- Pour une réforme de l’architecture financière internationale
Au-delà de la question de la représentation politique, le Ghana a plaidé pour une réforme de l’architecture financière internationale afin de faciliter l’accès des pays en développement à des financements plus abordables.
Accra a également insisté sur la nécessité de promouvoir la justice climatique, la transformation locale des ressources naturelles africaines, l’industrialisation et la création d’emplois, considérées comme des conditions essentielles à une transformation économique inclusive du continent.
Selon les autorités ghanéennes, le rétablissement de la confiance dans le multilatéralisme passe également par une gouvernance responsable et une amélioration concrète des conditions de vie des populations, notamment en matière de santé, d’éducation, de protection sociale et d’accès aux opportunités économiques.
Le gouvernement a, par ailleurs, souligné le rôle stratégique de la jeunesse africaine, de l’innovation, de la transformation numérique et de l’intégration régionale dans la construction de l’avenir du continent.
La célébration de la Journée des Nations Unies sera également l’occasion de mettre en lumière la coopération entre l’ONU, le Ghana, la société civile, le secteur privé et les jeunes, en vue de traduire les engagements internationaux en résultats concrets et mesurables.
Réaffirmant son engagement en faveur de la paix, de la sécurité internationale, des droits humains et de la lutte contre le changement climatique, Accra a estimé qu’une ONU véritablement au service de l’Afrique devait tenir compte des aspirations du continent et intégrer ses priorités dans les décisions mondiales.
Le Ghana a enfin appelé la communauté internationale à renouveler son engagement envers les principes de la Charte des Nations Unies, soulignant que l’efficacité de l’organisation devait se mesurer à travers des actions concrètes et des améliorations tangibles dans la vie des populations, en Afrique comme dans le reste du monde.
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