Le gouvernement avait suspendu en mai l'exportation de bétail pour garantir l'approvisionnement du marché national. C'est autour de la farine dont l'exportation avait été déjà bannie pendant quatre ans.

Le Burkina Faso suspend les exportations de farine

 Le Burkina Faso a suspendu "jusqu'à nouvel ordre" ses exportations de farines de mil, maïs et sorgho et dérivés pour en "assurer la disponibilité régulière" et "améliorer leur accessibilité aux consommateurs", selon un communiqué du gouvernement.

Le pays promeut l'autosuffisance alimentaire et affirme que la production céréalière a atteint 7,15 millions de tonnes en 2025, soit 126% des besoins nationaux.

 "Il est porté à la connaissance des opérateurs économiques ainsi que des populations que l'exportation de la farine de céréales (mil, maïs et sorgho) et dérivés est suspendue sur toute l'étendue du territoire national et ce, jusqu'à nouvel ordre", a écrit le ministre du Commerce Serge Gnaniodem Poda, dans un communiqué daté du 9 octobre.

Cette nouvelle interdiction intervient après celle de 2022, qui avait été levée en juillet 2026. 

Depuis cette levée, les opérateurs économiques dénoncent la sortie massive de farine vers les pays voisins, où les prix sont plus attractifs, occasionnant sur le marché local la pénurie et la flambée des prix de ces produits.

"Cette décision vise à assurer la disponibilité régulière desdits produits sur le marché et à améliorer leur accessibilité aux consommateurs", a justifié le ministre. 

"Tout contrevenant à cette décision s'expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur", a-t-il indiqué, précisant que "la délivrance des autorisations spéciales d'exportation de ces produits est également suspendue".

Depuis novembre 2023, l'interdiction de l'exportation de divers produits, dont le niébé et des céréales (riz, maïs, sorgho) et la tomate fraîche, est en vigueur dans le pays.

En mai 2026, le Burkina Faso a aussi suspendu jusqu'à nouvel ordre l'exportation de bétail pour garantir l'approvisionnement du marché national.

Depuis 2024, les exportations d'amande de karité, dont le pays est le deuxième exportateur mondial, sont par ailleurs interdites pour privilégier la transformation locale.

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