- Le chef de la diplomatie française a rappelé que l’envoi de capacités militaires françaises pour protéger ce terminal avait été annoncé il y a quelques semaines

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La France se coordonne avec Riyad pour assurer la protection du terminal de Yanbu, « bénéfique pour le reste du monde »

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que la France se coordonnait avec l’Arabie saoudite afin que le Royaume obtienne les moyens nécessaires pour protéger le terminal de Yanbu, situé sur la côte ouest du pays.

S’exprimant à Istanbul à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères du format R4 (Türkiye, Égypte, Pakistan, Arabie saoudite) et E3 (Royaume-Uni, Allemagne, France), élargie à l’Italie, Barrot a indiqué que cette coordination visait à permettre « l’entrée et la sortie du pétrole saoudien », ce qui est « bénéfique tant pour le Royaume d’Arabie saoudite que pour le reste du monde », compte tenu du niveau de production et de la contribution du pays.

« Nous avons annoncé, il y a quelques semaines déjà, que le terminal de Yanbu, sur la côte ouest de l'Arabie saoudite, serait protégé par des capacités militaires françaises. Une partie des discussions portait sur le soutien apporté par la France au Royaume pour protéger certaines de ses infrastructures stratégiques contre ces attaques, et ce, plus largement, que ce soit en mer Rouge ou dans le golfe Persique », a-t-il déclaré.

Le chef de la diplomatie française a rappelé que l’envoi de capacités militaires françaises pour protéger ce terminal avait été annoncé il y a quelques semaines. Il a précisé que la France agissait dans un cadre bilatéral avec l’Arabie saoudite et de manière « strictement défensive ».

Interrogé sur une éventuelle coordination avec les forces du Pacte de La Mecque (Arabie saoudite, Türkiye, Pakistan), il a répondu que ces pays avaient « leurs propres arrangements » et « leurs propres accords de sécurité ».

Barrot a ajouté que cette action s’inscrivait dans la continuité de la présence française en mer Rouge depuis plus de deux ans, au sein de l’opération européenne Aspides.

- Liberté de navigation

Barrot a jugé que la liberté de navigation valait pour le détroit d’Ormuz, qui « ne peut faire l’objet d’aucun chantage », pour la mer Rouge, de Bab-el-Mandeb jusqu’au canal de Suez, et pour la mer Noire.

Concernant cette dernière, il a déclaré qu’une nouvelle frappe avait coulé un navire le jour même, le huitième en deux semaines. Il a dénoncé les frappes de drones contre des navires circulant en limite des zones maritimes, qui menacent selon lui les exportations de blé, notamment ukrainiennes. Il a rappelé que le président Emmanuel Macron avait appelé à l’Assemblée générale de l’ONU à un moratoire sur les frappes pour faciliter le transport du blé. Barrot a annoncé qu’il se rendrait en Bulgarie à l’issue de la réunion et qu’il s’entretiendrait par téléphone avec son homologue roumain.

- Guerre entre les États-Unis et l'Iran

Sur le dossier iranien, Barrot a estimé qu’« une nouvelle escalade entre l’Iran et les États-Unis ne ferait que des perdants » et pèserait sur les prix des hydrocarbures. Il a appelé les deux parties à « la retenue maximale ».

Selon des sources du ministère turc des Affaires étrangères, la réunion, accueillie par Hakan Fidan, devait aborder la question palestinienne, la situation à Ormuz, le Yémen et les efforts de règlement de la guerre Russie-Ukraine.

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