- Organisée vendredi à l’invitation de la Türkiye, la rencontre réunira sept pays pour discuter des tensions au Moyen-Orient, notamment du programme nucléaire iranien et de la situation dans le détroit d’Ormuz
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, se rendra vendredi 23 octobre à Istanbul pour participer à une réunion diplomatique consacrée aux crises au Moyen-Orient, notamment au programme nucléaire et balistique iranien et à la situation dans le détroit d’Ormuz.
L’annonce a été faite jeudi par Glenn Salic, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, lors d’un point de presse.
Organisée à l’invitation de la Türkiye, cette rencontre se tiendra dans un format inédit baptisé « E3-R4 », réunissant la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ainsi que la Türkiye, l’Arabie saoudite, le Pakistan et l’Égypte.
Selon Glenn Salic, cette réunion vise à renforcer la coordination entre les Européens et leurs partenaires régionaux et à identifier des pistes pour parvenir à un règlement diplomatique durable du conflit.
« L’Iran sera au cœur des discussions », a-t-il souligné, évoquant notamment les préoccupations communes concernant le programme nucléaire et balistique iranien et la situation dans le détroit d’Ormuz.
- Paris réaffirme son engagement pour la sécurité en mer Noire
À l’issue de cette rencontre, Jean-Noël Barrot se rendra samedi 24 octobre à Varna, en Bulgarie, pour renforcer le partenariat stratégique bilatéral et réaffirmer la solidarité française face aux attaques de drones visant des navires civils et commerciaux en mer Noire.
Le ministre reviendra notamment sur les efforts de déminage et sur la proposition française d’un moratoire sur les frappes en mer Noire, présentée en septembre par Emmanuel Macron comme l’un des préalables à des négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine.
Interrogé sur le renforcement des moyens de l’OTAN dans la région, Glenn Salic a évoqué le déploiement de capacités existantes, notamment des avions de patrouille maritime, des radars, des drones et des équipes de neutralisation des explosifs, sans préciser la contribution française.
- La France annonce des avancées sur ses approvisionnements énergétiques
Le Quai d’Orsay est également revenu sur la tournée d’Emmanuel Macron cette semaine au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Qatar et en Arabie saoudite.
Selon le porte-parole adjoint, cette visite a permis de négocier la livraison de 300 000 tonnes supplémentaires de gazole par mois, représentant environ 10 % de la consommation française.
Paris a également proposé aux grands fonds de la région un mécanisme de garantie destiné à réduire les coûts du transport, qui auraient été multipliés par dix depuis le début de la crise.
La tournée visait par ailleurs à renforcer la coopération diplomatique, économique et militaire avec les partenaires du Golfe, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’aéronautique et de l’intelligence artificielle.
- Aucun retrait diplomatique prévu en Arabie saoudite
Interrogé sur la situation sécuritaire dans le Golfe, Glenn Salic a confirmé l’actualisation des conseils aux voyageurs concernant l’Arabie saoudite, tout en écartant, à ce stade, toute modification du dispositif diplomatique français dans le pays.
« Notre ambassade est fonctionnelle et continue d’assurer ses missions », a-t-il assuré.
Le Quai d’Orsay a également indiqué que les volumes de gazole convenus avec l’Arabie saoudite demeuraient inchangés et que les livraisons pourraient se poursuivre aussi longtemps que nécessaire, selon les mêmes modalités.
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