- L’objectif est de mieux exploiter les technologies spatiales à tous les niveaux de la gestion des catastrophes, en accordant une attention particulière aux communautés vulnérables

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L’UE renforce la gestion mondiale des risques de catastrophe grâce aux technologies spatiales

AA / Istanbul / Sanaa Amir

La Commission européenne a lancé un dialogue international visant à renforcer la coopération en matière de prévention et de gestion des catastrophes naturelles grâce aux technologies spatiales, notamment aux données satellitaires et aux systèmes d’alerte précoce, afin de mieux protéger les populations et leurs moyens de subsistance.

Organisée à l’occasion de la Journée internationale de la prévention des risques de catastrophe, cette première rencontre interrégionale, intitulée « De l’espace au terrain : renforcer la résilience des communautés face aux aléas naturels grâce aux technologies spatiales », marque le début d’un processus destiné à améliorer la coopération internationale dans l’anticipation, la préparation et la réponse aux catastrophes.

Les discussions ont permis d’identifier plusieurs pistes de coopération avec des partenaires internationaux, notamment l’amélioration des systèmes d’alerte précoce, le partage des données satellitaires et de l’expertise, ainsi que le renforcement des capacités nationales et locales d’intervention.

L’objectif est de mieux exploiter les technologies spatiales à tous les niveaux de la gestion des catastrophes, en accordant une attention particulière aux communautés vulnérables.

- Des technologies spatiales au service de la prévention et des secours

Les services spatiaux contribuent à l’ensemble du cycle de gestion des catastrophes, depuis la prévention et la préparation, grâce aux prévisions et aux alertes précoces, jusqu’à la cartographie nécessaire aux opérations de secours et à l’évaluation des dégâts après une catastrophe.

Les données satellitaires alimentent également des systèmes d’information qui facilitent le travail des autorités compétentes en Europe et dans le reste du monde.

À l’issue des échanges, Hadja Lahbib, commissaire européenne à l’égalité, à la préparation et à la gestion des crises, et Andrius Kubilius, commissaire européen à la défense et à l’espace, ont contribué à l’élaboration d’un « Compass on Space and Disaster Risk Management », un document d’orientation consacré à l’utilisation des technologies spatiales dans la gestion des risques de catastrophe.

Ce document souligne la nécessité de transformer les données disponibles en informations concrètes et exploitables pour faciliter la prise de décision et l’intervention sur le terrain.

Alors que les catastrophes prennent de l’ampleur, la capacité à anticiper leurs conséquences et à en atténuer les effets doit également être renforcée, au-delà des frontières et en partenariat avec les acteurs locaux, nationaux et internationaux.

- Une coopération associant plusieurs régions du monde

La rencontre a également réuni Kamal Kishore, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe, et Thomas Byrne, ministre d’État irlandais chargé des Affaires européennes et de la Défense.

Des représentants d’organisations spécialisées dans la gestion des risques de catastrophe en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Asie et en Afrique ont également participé aux discussions.

Cette approche interrégionale vise à favoriser le partage des connaissances et des compétences afin d’améliorer la préparation aux catastrophes et la capacité des autorités à protéger les populations.

- Les systèmes européens de surveillance et d’alerte

L’Union européenne s’appuie notamment sur Copernicus, son programme d’observation de la Terre, et sur Galileo, son système mondial de navigation par satellite. Elle dispose également de GOVSATCOM, consacré aux communications gouvernementales par satellite, et développe IRIS², un système de communications satellitaires sécurisées.

Plusieurs outils européens et internationaux contribuent par ailleurs à anticiper les menaces, à détecter les catastrophes émergentes et à coordonner les interventions. Parmi eux figurent le système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), le système européen de sensibilisation aux inondations (EFAS) et le Système mondial d’alerte et de coordination en cas de catastrophe (GDACS).

« L’espace est un atout stratégique pour l’Europe, avec un impact direct sur la sécurité et la vie de nos citoyens », a déclaré Andrius Kubilius, soulignant le rôle des données satellitaires dans l’anticipation des catastrophes, l’évaluation de leurs conséquences et l’appui aux autorités lorsque chaque minute compte.

De son côté, Hadja Lahbib a insisté sur la nécessité de traduire les données technologiques en mesures concrètes sur le terrain, notamment pour permettre aux populations de se mettre à l’abri à temps et aux équipes de secours d’organiser les évacuations.

« La véritable puissance des technologies spatiales ne réside pas dans ce que nous pouvons observer depuis l’espace, mais dans les vies que nous pouvons protéger sur Terre », a-t-elle affirmé.

La Commission européenne entend ainsi renforcer l’utilisation des capacités spatiales au service de la prévention des risques, de la préparation aux crises et de la protection des populations face aux catastrophes naturelles.

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