- Le porte-parole adjoint de l’ONU condamne le harcèlement des journalistes après que le quotidien a déclaré que sa photographe, Heidi Levine, avait été attaquée alors qu’elle effectuait un reportage
WASHINGTON (AA)
L’ONU a appelé vendredi à une enquête approfondie sur l’attaque visant la photojournaliste du Washington Post, Heidi Levine, par des colons israéliens en Cisjordanie occupée, soulignant que les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans subir de harcèlement.
« Nous sommes au courant de son état et, de toute évidence, il s’agit d’un nouveau cas de violation du droit d’une journaliste à exercer ses fonctions sans être harcelée », a déclaré aux journalistes Farhan Haq, porte-parole adjoint de l’ONU.
« Nous voulons nous assurer qu’une enquête approfondie sera menée et que tout nouveau harcèlement des journalistes sera empêché », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent après que le Washington Post a condamné l’attaque visant Levine alors qu’elle effectuait un reportage en Cisjordanie occupée.
« Ce matin, une photographe du Washington Post, Heidi Levine, a été attaquée par des colons israéliens alors qu’elle effectuait un reportage en Cisjordanie », a déclaré vendredi Matt Murray, rédacteur en chef du quotidien, dans un communiqué.
« Elle portait des signes distinctifs clairement visibles indiquant qu’elle était journaliste », a ajouté Murray.
Interrogé sur les mesures prises par l’ONU pour protéger les journalistes face aux violences persistantes des colons en Cisjordanie occupée, Haq a indiqué que l’organisation soulevait cette question auprès des États membres et agissait par l’intermédiaire de ses organes chargés des droits humains et de ses agences spécialisées.
« Nous appelons tous les États membres à respecter les droits des journalistes », a-t-il déclaré.
Haq a également souligné le rôle des organes des Nations unies chargés des droits humains et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), qui joue un rôle majeur dans la promotion des droits et de la sécurité des journalistes.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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