- Le président libanais met en garde contre un vide sécuritaire dans le sud du pays en cas de retrait de la FINUL, sur fond de poursuite des attaques israéliennes

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L’ONU examine les options pour maintenir une présence au Liban après la fin du mandat de la FINUL

ISTANBUL (AA)

L’Organisation des Nations unies (ONU) examine plusieurs options visant à maintenir une présence au Liban après l’expiration, à la fin de l’année, du mandat de sa Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), a déclaré mercredi un haut responsable onusien.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a fait cette déclaration lors d’un entretien avec le président libanais, Joseph Aoun, au palais présidentiel, à l’est de Beyrouth, selon un communiqué de la présidence libanaise.

« Plusieurs options sont à l’étude concernant le maintien d’une présence des Nations unies au Liban après l’expiration du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) », a indiqué Lacroix.

Le mandat de la FINUL doit prendre fin à la fin de l’année 2026. Le Liban plaide pour le maintien d’une présence internationale dans le sud du pays, qu’il considère comme un facteur essentiel de stabilité.

Lacroix a souligné que la situation sur le terrain dans le sud du Liban demeurait « complexe », en raison de la poursuite des activités militaires qui ont gravement affecté la population civile.

Il a précisé que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait présenté au Conseil de sécurité plusieurs options concernant l’avenir de la présence onusienne au Liban après la FINUL, sur la base de consultations menées avec les autorités libanaises.

Selon Lacroix, la position du Liban devra être prise en considération lors des discussions au Conseil de sécurité. Il a également indiqué que l’ONU avait pris connaissance de la demande de Beyrouth visant à prolonger temporairement le mandat de la FINUL.

Il a réaffirmé que l’objectif des Nations unies était de soutenir les efforts destinés à rétablir la stabilité et à garantir la pleine souveraineté du Liban.

De son côté, le président Joseph Aoun a réaffirmé l’attachement du Liban au maintien de la FINUL, avertissant que son retrait pourrait créer un vide sécuritaire dans le sud du pays, dans un contexte marqué par la poursuite des attaques israéliennes et l’occupation par Israël de plusieurs villages et localités du sud du Liban.

Il a souligné que la présence de forces internationales demeurait particulièrement importante dans les circonstances actuelles, d’autant que la plupart des zones occupées se trouvent dans le secteur d’opérations de la FINUL.

Aoun a mis en garde contre les conséquences négatives qu’aurait un retrait de la force onusienne sur la situation sécuritaire, estimant qu’une telle décision priverait également la région d’un mécanisme international de surveillance des développements sur le terrain.

Le chef de l’État libanais a exprimé l’espoir que le Conseil de sécurité répondrait favorablement à la demande du Liban de prolonger d’une année supplémentaire la mission de la FINUL.

Il a ajouté que l’armée libanaise continuerait d’avoir besoin de l’assistance humanitaire et logistique fournie par la FINUL si elle venait à prendre en charge le déploiement dans les zones concernées.

Déployée dans le sud du Liban depuis 1978, la FINUL opère conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, avec pour mission de surveiller la cessation des hostilités et de contribuer au maintien de la sécurité et de la stabilité.

Depuis le 2 mars, Israël mène des attaques contre le Liban, particulièrement dans le sud du pays, qui ont fait plus de 4 000 morts, 12 000 blessés et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, selon les autorités libanaises.

Ces attaques se poursuivent malgré un accord-cadre conclu le 26 juin entre Beyrouth et Tel-Aviv, prévoyant un retrait progressif des forces israéliennes des territoires libanais occupés, en contrepartie du déploiement de l’armée libanaise et du désarmement du Hezbollah.

Jean-Pierre Lacroix a entamé mercredi une visite au Liban afin de discuter de l’avenir de la FINUL et d’une éventuelle prolongation de son mandat.

Il s’est également entretenu avec le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, ainsi qu’avec le commandant en chef de l’armée, Rodolphe Haykal. Une rencontre avec le président du Parlement, Nabih Berri, était également prévue.

Par ailleurs, le Conseil de l’Union européenne a approuvé lundi la création d’une nouvelle mission de soutien au Liban, d’une durée de trois ans, destinée à renforcer les capacités de l’armée libanaise et des Forces de sécurité intérieure, ainsi qu’à soutenir la souveraineté et la stabilité du pays.

*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani

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